Question de Mme GUHL Antoinette (Paris - GEST) publiée le 28/08/2025

Mme Antoinette Guhl attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la dégradation continue des conditions de vie des étudiantes et étudiants en cette rentrée 2025.
Selon l'enquête annuelle de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), le coût de la vie étudiante a de nouveau progressé de 4,12 % cette année, atteignant en moyenne 1 226 euros par mois. Depuis 2017, la hausse cumulée s'élève à plus de 31 %, sans que les aides sociales n'aient suivi le même rythme. Cette situation fragilise particulièrement les 74 % d'étudiants qui restent exclus du système de bourses.
Les postes de dépense les plus lourds continuent d'augmenter : +2,46 % pour les loyers du parc privé, +3,26 % pour les loyers en résidences universitaires, alors même que moins de 10 % des logements étudiants promis par le Gouvernement ont été réalisés. Les transports pèsent également lourd sur le budget étudiant, avec de fortes disparités territoriales, et l'alimentation reste un facteur de précarité, le sous-financement du réseau des centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires (CROUS) limitant l'accès effectif aux repas à 1 euro pour toutes et tous.
Ces difficultés touchent de manière accrue certaines catégories : les étudiantes supportent un surcoût moyen de 848 euros par an, notamment en raison de la précarité menstruelle ; les étudiants ultramarins dépensent jusqu'à 70 euros de plus par mois que ceux de métropole ; les étudiants étrangers hors Union européenne restent confrontés à des frais d'inscription seize fois plus élevés depuis le plan « Bienvenue en France ».
Elle souhaite savoir si le Gouvernement entend mettre en oeuvre une réforme structurelle du système de bourses, fondée sur un modèle universel, défamilialisé et territorialisé, ainsi qu'un plan ambitieux de construction de logements étudiants à tarification sociale. Elle lui demande également si l'instauration d'une allocation d'autonomie, revendiquée par les organisations étudiantes, est envisagée afin de garantir à chaque jeune l'égalité réelle d'accès à l'enseignement supérieur.

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En attente de réponse du Ministère auprès de la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche .

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