Question de M. BASQUIN Alexandre (Nord - CRCE-K) publiée le 23/10/2025
M. Alexandre Basquin attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les dépenses souvent lourdes que doivent supporter les aidants familiaux lors de l'hospitalisation d'un proche.
Lorsqu'un patient est hospitalisé loin de son domicile en raison de la spécialisation de certains établissements ou du manque de places à proximité, les proches aidants doivent fréquemment se déplacer et séjourner sur place afin de pouvoir lui apporter un soutien quotidien. Ces situations engendrent des frais importants : hébergement temporaire, repas, et surtout stationnement, souvent onéreux dans ou autour des établissements de santé.
Si certaines structures, telles que les « maisons des familles », offrent des solutions d'hébergement à proximité des hôpitaux, leurs tarifs, bien qu'indexés sur le quotient familial, restent parfois trop élevés pour des foyers modestes, déjà fragilisés par la maladie. Par ailleurs, le coût du stationnement dans les parkings hospitaliers atteint souvent des montants difficilement supportables pour des familles qui ne viennent pas pour une sortie de loisirs, mais simplement accompagner un proche dans un moment de grande vulnérabilité.
Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place afin de mieux accompagner financièrement les aidants confrontés à ces dépenses annexes, d'harmoniser l'accès et les conditions tarifaires des structures d'accueil telles que les maisons des familles et d'interdire les stationnements payants dans l'enceinte des structures médicales.
Il souhaite également savoir si le Gouvernement entend inscrire cette problématique dans la prochaine stratégie nationale en faveur des aidants, afin de reconnaître concrètement leur rôle et leur engagement au quotidien.
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Transmise au Ministère délégué auprès de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargé de l'autonomie et des personnes handicapées
Réponse du Ministère délégué auprès de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargé de l'autonomie et des personnes handicapées publiée le 04/06/2026
En France, on estime qu'entre 8 et 11 millions de personnes soutiennent un proche en situation de handicap, en perte d'autonomie ou avec une maladie chronique ou invalidante. Une Allocation journalière du proche aidant (AJPA) qui bénéficie déjà à 13 000 personnes, permet aux aidants en congé de proche aidant de bénéficier d'un revenu de remplacement. Ce revenu est versé pour compenser la perte de salaire lorsque l'aidant réduit ou cesse temporairement son activité pour s'occuper d'un proche. Aujourd'hui, le congé de proche aidant est ouvert à tous les salariés, fonctionnaires et agents de droit public sans condition d'ancienneté. Il peut faire l'objet d'une indemnisation via l'AJPA, ouverte plus largement et revalorisée pendant la première Stratégie « Agir pour les aidants 2020-2022 ». En outre, depuis le 1er janvier 2025, il est possible pour le proche aidant de recharger son droit à l'AJPA (par tranche de 66 jours) lorsque celui-ci aide plusieurs personnes. Un proche aidant pourra ainsi bénéficier du renouvellement de son compteur de droit à l'AJPA s'il déclare aider une personne supplémentaire. Enfin, les salariés aidants accompagnant un enfant handicapé ou gravement malade peuvent avoir recours au congé de présence parentale (article L. 1225-62 du code du travail). Le nombre de jours de congé dont bénéficie le salarié est au maximum de 310 jours ouvrés (soit 14 mois). Lorsque la gravité de la pathologie de l'enfant nécessite toujours une présence soutenue et des soins contraignants, les parents peuvent bénéficier de 310 jours supplémentaires (soit 620 jours au total) de congé et d'allocation attachée (allocation journalière de présence parentale). En outre, des facilités de stationnement existent pour les personnes et leur accompagnant, le plus souvent, leur aidant. Une carte mobilité inclusion permet notamment de stationner gratuitement. Elle bénéficie aux personnes en situation de handicap dont la capacité et l'autonomie de déplacement à pied sont réduites de manière importante et durable ou aux personnes en situation de handicap qui doivent être accompagnées dans leurs déplacements. Elle bénéficie également aux personnes âgées dont la perte d'autonomie relève du groupe iso-ressources (GIR) 1 ou 2. Cette carte permet de se garer gratuitement tant pour la personne accompagnée que pour son accompagnateur.
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