Question de M. CADIC Olivier (Français établis hors de France - UC) publiée le 30/10/2025

M. Olivier Cadic appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur au sujet de la réponse apportée par son ministère à la suite de la résolution de la commission n°/03.2025 de la 42e assemblée des Français de l'étranger (10-14 mars 2025) touchant la cybersécurité de nos concitoyens installés à l'étranger.

Certaines réponses du ministère n'apparaissent pas satisfaisantes.

En réponse à la demande d'ajout d'un portail dédié sur les sites des consulats et ambassades redirigeant vers 17Cyber.fr ainsi que la mise en place de campagnes de sensibilisation sur la cybercriminalité auprès des Français de l'étranger, le ministère indique que ce portail existe déjà en faisant référence au site https://www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr qui constitue le portail d'entrée unique vers tous les téléservices du ministère de l'intérieur.

Cette affirmation s'oppose au principe même qui a justifié la création du téléservice 17Cyber, pourtant soutenu par le même ministère, et qui doit constituer le guichet unique des victimes de cybermalveillance.

Les typologies et variantes de la cybermalveillance évoluent au même rythme, intense, que celui de l'innovation et des usages numériques. Elles constituent aujourd'hui un enjeu sociétal associé à des risques toujours plus évolutifs dont la dangerosité augmente continuellement. Compte tenu de la spécificité de leur domaine, elles occupent une place à part parmi les problèmes de sécurité de concitoyens. Face au désarroi grandissant qu'elles provoquent, la réponse de l'État doit être claire, lisible, précise et rassurante.

Il est donc essentiel de concentrer la communication sur une plateforme unique et spécialisée afin d'éviter d'égarer les victimes vers des sites, toujours plus nombreux, qui proposent des formules diverses, et parfois contestables, de remédiation. C'est particulièrement souhaitable pour les plateformes mises en service par des services officiels.

Il est également indispensable que la réponse de l'État dispose d'une expertise incontestable, ce que propose aujourd'hui le 17Cyber. Ce téléservice, issu de l'expérience acquise depuis 8 ans par l'équipe chargée de cybermalveillance.gouv.fr, concentre un savoir-faire remarquable et sans égal sur plan technique comme ergonomique. Il propose à nos concitoyens, entreprises et collectivités un large éventail de services, toujours mis à jour, de diagnostic et d'assistance.

Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin que le 17Cyber devienne le nouveau réflexe, tel qu'affirmé lors de son lancement, des Français victimes de cyberdélinquance, qu'ils soient basés en France ou à l'étranger.

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Réponse du Ministère de l'intérieur publiée le 05/03/2026

Lancé le 17 décembre 2024, le dispositif 17Cyber, inscrit dans la LOPMI, est un outil stratégique destiné à informer le plus grand nombre, centraliser les signalements de cyberattaques et à accompagner les victimes de cybermalveillance. Il est ainsi destiné à informer via un module intégré et devenir le portail unique lors de la prise en compte d'une attaque cyber dont un particulier, une collectivité ou un professionnel pourraient être victimes. Ainsi, après un auto-diagnostic, et en fonction de la menace qualifiée, l'usager se voit proposer des conseils, un lien vers un prestataire de service certifié pour une remédiation technique, un lien vers un téléservice ou un tchat avec les forces de sécurité intérieures. Ce guichet unique est également disponible sous la forme d'un module qui vient directement s'intégrer à tous les sites internet et plateformes. Les entreprises, administrations ou collectivités, peuvent intégrer ce module sur les sites et plateformes dont elles ont la responsabilité depuis le site 17Cyber.gouv.fr (partie « Vous disposez d'un site Internet ? »). C'est ce qui a été fait sur le site Ma Sécurité. Le développement technique de ce projet est assuré par le GIP Acyma (groupement d'intérêt public action contre la cybermalveillance). Ce projet est étroitement suivi par l'unité nationale cyber, la sous-direction de l'emploi des forces (gendarmerie nationale) et l'office anti-cybercriminalité (police nationale).

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