Question de M. BONNEAU François (Charente - UC-A) publiée le 30/10/2025
M. François Bonneau interroge M. le ministre de l'intérieur sur la programmation de la construction du nouveau commissariat de police de Cognac.
Malgré la promesse présidentielle de février 2023, le chantier du commissariat de Cognac n'a toujours pas démarré. Pourtant, les fonctionnaires de police cognaçais attendent depuis de nombreuses années de pouvoir travailler dans un bâtiment adapté à leurs missions.
Les locaux actuels ne permettent plus aux agents d'exercer leurs fonctions convenablement, les salles et équipements étant vétustes.
Rappelons que la mairie avait cédé le terrain à l'État, et que les crédits de financement pour les études et la construction étaient sécurisés, selon les propres mots du Président de la République.
Alors que les conditions de travail des fonctionnaires de police et la protection des Cognaçais nécessitent l'aboutissement de ce projet de commissariat, il l'interroge, attendant une réponse claire sur les intentions du ministère à ce sujet.
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Réponse du Ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement publiée le 09/01/2026
Réponse apportée en séance publique le 08/01/2026
Mme la présidente. La parole est à M. François Bonneau, auteur de la question n° 777, adressée à M. le ministre de l'intérieur.
M. François Bonneau. Monsieur le ministre, je me permets de vous solliciter de nouveau au sujet de la construction du nouveau commissariat de police de Cognac.
Malgré la promesse présidentielle de février 2023, le chantier du commissariat de Cognac n'a toujours pas démarré. Pourtant, les fonctionnaires de police cognaçais attendent depuis de nombreuses années de pouvoir travailler dans un bâtiment adapté à leurs missions.
Les locaux actuels ne permettent plus aux agents d'exercer leurs fonctions convenablement, car les salles et les équipements sont vétustes.
Rappelons que la mairie a cédé gracieusement le terrain à l'État et que les crédits de financement pour les études et la construction sont sécurisés, selon les propres mots du Président de la République.
Alors que les conditions de travail des fonctionnaires de police, au service de la protection du territoire cognaçais, sont fortement dégradées par cette situation, l'aboutissement de ce projet ne saurait attendre plus longtemps.
Mme la présidente. La parole est à M. le ministre délégué.
M. Laurent Panifous, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Monsieur le sénateur François Bonneau, vous avez raison, les attentes des policiers en matière de conditions de travail sont fortes et légitimes dans de nombreux territoires. C'est d'autant plus vrai dans votre département.
C'est une préoccupation de premier plan pour le ministre de l'intérieur Laurent Nunez et pour moi-même. En la matière, c'est aussi un enjeu de qualité d'accueil des publics, des victimes au premier chef.
Les efforts engagés depuis plusieurs années pour améliorer concrètement les conditions de travail des policiers se poursuivent, notamment avec des opérations de maintenance lourde et de mise aux normes.
La situation budgétaire, que vous connaissez, monsieur le sénateur, ne permet malheureusement pas de répondre dans l'immédiat à tous les besoins en même temps. Une planification est nécessaire.
Le ministre de l'intérieur est parfaitement conscient que la situation du commissariat de Cognac n'est plus adaptée aux missions de police. Il connaît les attentes des personnels comme celles des élus locaux.
La contrainte budgétaire ne nous permet cependant pas d'entreprendre à court terme les travaux, dont le coût a été réévalué de 5,5 millions d'euros à 7,5 millions d'euros, pour construire un nouveau bâtiment sur le terrain que la commune a bien voulu céder.
Je peux vous assurer que la situation du commissariat de Cognac retient toute l'attention du ministre de l'intérieur. Ce projet reste bien inscrit dans sa programmation immobilière à moyen terme.
Notre volonté est claire : améliorer les conditions de travail des policiers, qui, dans un contexte de plus en plus difficile, voire dangereux, accomplissent un travail remarquable à Cognac, comme dans tout le pays. Nous le leur devons et nous y veillerons, monsieur le sénateur.
Mme la présidente. La parole est à M. François Bonneau, pour la réplique.
M. François Bonneau. Monsieur le ministre, je dois vous rappeler que, malgré la qualité du travail des agents, le bureau d'accueil est tellement exigu qu'il rend impossible toute confidentialité. Ainsi, une personne victime de viol ou de violences conjugales doit mettre le doigt sur une pastille orange disposée sur le comptoir, afin que sa plainte soit prise dans un autre bureau et que les autres personnes présentes n'entendent pas - la presse locale s'en est fait l'écho hier encore.
Vous le voyez, la situation est sérieuse. Vous savez aussi que le premier accueil indique la qualité de la procédure qui suivra. Pour ne citer que cet exemple, vous voyez combien l'accueil est dégradé aujourd'hui dans les locaux du commissariat de police de Cognac.
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