Question de Mme HERZOG Christine (Moselle - UC-R) publiée le 15/01/2026
Mme Christine Herzog rappelle à Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative les termes de sa question n° 06301 sous le titre « Entretien et préservation des sentiers de randonnée et des chemins ruraux », qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.
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Réponse du Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative publiée le 12/03/2026
Le ministère chargé des sports est pleinement engagé dans le développement maitrisé des sports de nature conformément aux règles de droit garantissant la sécurité des pratiquants et la préservation des espaces naturels et de la biodiversité. La France compte un réseau de sentiers de randonnée et de chemins ruraux estimé à 750 000 km. Ce patrimoine historique et culturel contribue à l'attractivité touristique du pays, participe au bien-être mental et physique, favorise la continuité écologique entre les espaces naturels et contribue à l'économie des territoires ruraux. La loi n° 83-663 du 22 juillet 1983 a créé un outil juridique d'aménagement : le plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR) géré par les départements. Il permet de recenser et protéger les chemins présentant un intérêt pour la randonnée et les activités de nature, d'assurer leur continuité juridique et physique, de structurer une offre officielle d'itinéraires, de soutenir le développement touristique, sportif et écologique et de préserver le patrimoine des chemins et les paysages. Au total, 74 départements français ont mis en place un PDIPR. Chacun consacre des moyens humains et financiers en fonction de ses capacités. En moyenne, un département consacre 2,3 équivalents temps plein (ETP) aux sports de nature, mobilisés aussi bien sur la démarche CDESI / PDESI (commission départemental des espaces, sites et itinéraires / plan départemental des espaces, sites et itinéraires) que sur le PDIPR. En 2019, 39 % des départements mobilisaient un budget annuel d'investissement supérieur à 150 000 euros pour cette politique, issu notamment de la taxe départementale des espaces naturels sensibles (TDENS). À titre d'illustration, depuis 1985, le département de la Moselle s'est doté d'un PDIPR. Cette mission, initialement confiée au comité départemental du tourisme puis à l'agence Moselle Attractivité, a permis de construire un réseau structuré de près de 4 000 km de sentiers, essentiellement pour la pratique de la randonnée pédestre mais aussi pour la randonnée VTT et équestre sur certains territoires mosellans. La politique de randonnée en Moselle a permis de doter très largement les territoires en itinéraires de randonnée : 17 EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) ont bénéficié, soit avant la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République) du 7 août 2015, soit après, d'un accompagnement technique et financier de Moselle Attractivité pour la création de réseaux de PDIPR et la pose de signalétique en étroite collaboration avec la fédération française de randonnée pédestre (FFRandonnée) et le club vosgien qui assurent le suivi de l'entretien du balisage et des sentiers dans le cadre de conventions. An niveau national, dans le cadre du plan Destination France de reconquête et de transformation du tourisme, l'État a mobilisé 10 Meuros pour accélérer la mise en oeuvre d'opérations concrètes d'investissement via le programme « Sentiers de nature » coordonné par le CEREMA (centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) pour répondre à la demande croissante de nature, de découverte des patrimoines naturel, culturel et paysager. 89 territoires ont bénéficié de ces crédits pour le développement ou l'aménagement de sentiers de marche et de randonnée ou pour la restauration écologique et paysagère des abords des sentiers. Pour repenser la gestion et la restauration des sentiers dans un contexte de changement climatique, le ministère a publié en décembre 2024 son premier plan national d'adaptation des pratiques sportives au changement climatique (PNACC sport). Fruit d'un travail collaboratif de près de deux ans avec l'ensemble des acteurs du sport, ce rapport offre un panorama de toutes les conséquences du changement climatique sur le sport et liste 30 mesures d'adaptation, dont 6 principales. Il s'agit de préparer et permettre une adaptation des pratiques sportives conformément à la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique. Le pôle ressources national transition écologique et sports de nature (PRNTESN) accompagne les acteurs dans la mise en oeuvre opérationnelle de ce plan notamment pour rendre les lieux et itinéraires de pratiques sobres, adaptés et utiles à la résilience des villes et des espaces ruraux. Dans ce cadre, un groupe de travail national devrait prochainement être lancé, composé de l'assemblée des départements de France, de l'office français de la biodiversité, de fédérations sportives de nature, du conservatoire du littoral, de la fédération des conservatoires des espaces naturels, du réseau des grands sites de France, des parcs nationaux et parcs naturels régionaux. Il visera à objectiver la fréquentation des sites naturels, accompagner les stratégies territoriales de gestion de la fréquentation, développer des outils améliorant la gestion de la fréquentation des sites naturels et des itinéraires de pratique. Le PRNTESN outille également les territoires demandeurs avec les dispositifs Outdoorvision et Suricate dans le cadre de sa mission d'intérêt général.
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