Question de M. MONTAUGÉ Franck (Gers - SER) publiée le 26/02/2026

M. Franck Montaugé attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la suppression annoncée d'un poste d'infirmier scolaire au sein des lycées Pardailhan et Le Garros à Auch, dans le département du Gers. Cette décision suscite en effet une vive inquiétude parmi les équipes éducatives, les élèves et leurs familles.
La santé mentale des jeunes a été érigée « Grande cause nationale 2025 », ce qui nécessite de renforcer les moyens consacrés à la médecine scolaire ainsi qu'à l'accompagnement social et psychologique des élèves. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit d'ailleurs un effort en matière d'emplois et de recrutements de personnels médico-sociaux notamment d'infirmiers scolaires afin de mieux répondre aux besoins croissants des élèves.
Les lycées Pardailhan et Le Garros accueillent près de 2 100 élèves, dont environ 600 internes. Ils comportent notamment deux dispositifs ULIS Pro, une 3e prépa-métiers ainsi qu'une mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS). Au regard des besoins liés à ces effectifs et à leurs spécificités, la suppression d'un poste affaiblirait considérablement la qualité du suivi assuré.
Chaque année, dans ces deux établissements, les infirmiers scolaires assurent plusieurs milliers de consultations, réalisent des dépistages obligatoires, accompagnent de nombreux dispositifs individualisés (projet d'accueil individualisé, projet personnalisé de scolarisation) et participent activement à la protection de l'enfance. Ils interviennent également dans des situations d'urgence (y compris en matière de santé mentale) et jouent un rôle essentiel en matière de prévention, d'éducation à la santé et de lutte contre le harcèlement.
Compte tenu des besoins constatés, il apparaît indispensable de garantir a minima la présence d'un poste d'infirmier à temps plein dans chaque établissement. À ce socle incompressible devrait s'ajouter un poste supplémentaire par tranche de 500 élèves, dans un souci d'efficacité du suivi, de qualité de prise en charge et de continuité du service. Appliqué aux lycées concernés, un tel ratio justifierait non pas une réduction mais un renforcement des effectifs.
Dans un département rural marqué par la désertification médicale, l'infirmerie scolaire constitue, en outre, souvent le seul lieu d'accueil où les élèves peuvent se confier à un professionnel de santé qualifié.
Aussi, il lui demande de préciser les créations de postes d'infirmiers scolaires effectivement prévues dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026 et leur répartition territoriale ainsi que les mesures qu'il entend prendre afin de garantir le maintien et, le cas échéant, le renforcement des postes d'infirmier scolaire aux lycées Pardailhan et Le Garros à Auch.

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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.

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