Question de Mme BÉLIM Audrey (La Réunion - SER) publiée le 05/03/2026
Mme Audrey Bélim attire l'attention de M. le ministre des transports sur les actions mises en oeuvre par les pouvoirs publics face au scandale des airbags Takata dans les outre-mer et appelle à une transparence complète et territorialisée concernant l'état des rappels, les sanctions prononcées à l'encontre des constructeurs et le suivi effectif des réparations.
Si, face à la multiplication tragique des drames humains, les obligations pesant sur les constructeurs ont été renforcées par les arrêtés des 9 avril et 29 juillet 2025 ainsi que par l'intégration de la vérification des airbags Takata lors du contrôle technique, de nombreuses zones d'ombre subsistent. Elle souhaiterait ainsi que soient publiquement publiées les données sur le nombre de véhicules rappelés à ce jour en France en raison d'un airbag Takata défectueux - ventilé par marque, par type de rappel (« stop drive » et rappel simple) en distinguant l'hexagone et chaque territoire ultramarin et sur le nombre de véhicules encore en circulation équipés d'airbags contenant un produit asséchant, identifiés comme présentant un risque avéré, ainsi que l'état d'avancement de leur traitement. Elle souhaiterait par ailleurs que soient précisées les sanctions financières effectivement prononcées à l'encontre des constructeurs n'ayant pas respecté leurs obligations - en précisant les montants, les marques concernées et l'état de leur recouvrement - ainsi que les dispositifs mis en oeuvre pour assurer la fiabilité et la mise à jour régulière des listes de véhicules concernés. Enfin, alors que l'état des stocks d'airbags de remplacement apparaît réduit pour certains constructeurs, elle souhaiterait connaître les actions mises en oeuvre par l'État pour pallier à ces éventuelles tensions d'approvisionnement. La transparence sur ces éléments paraît indispensable pour permettre un contrôle effectif de l'action des constructeurs et garantir la confiance des usagers, quel que soit leur lieu de résidence sur le territoire national. L'égalité républicaine commande d'assurer une égalité de traitement entre les territoires, en particulier dans les outre-mer où les conséquences humaines de cette grave défaillance des équipementiers et constructeurs automobiles ont été les plus lourdes et les plus dramatiques.
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En attente de réponse du Ministère des transports.
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