Question de M. BASQUIN Alexandre (Nord - CRCE-K) publiée le 05/03/2026

M. Alexandre Basquin attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur l'avenir du désarmement nucléaire.
Le 5 février 2026, le « nouveau traité de réduction des armes stratégiques » signé en 2010 par le Président américain Barack Obama et son homologue russe, Dimitri Medvedev expirait. Cet accord constituait le dernier grand traité bilatéral de désarmement nucléaire entre les États-Unis et la Russie. Ces deux États s'engageaient à limiter le nombre d'ogives nucléaires et prévoyaient des mécanismes d'inspection et de vérification mutuelle indispensables à la stabilité stratégique.
Toutefois, la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine, la dégradation des relations Est-Ouest et le retour au pouvoir de Donald Trump ont grandement fragilisé le respect de ces engagements.
Parallèlement, le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN), entré en vigueur en 2021, vise à instaurer une interdiction complète des armes nucléaires, à l'image des conventions existantes sur les armes chimiques et biologiques. Soutenu par une majorité d'États membres de l'Organisation des Nations unies (ONU) et par de nombreuses organisations de la société civile, ce traité n'a toujours pas été signé ni par la France ni par aucune des puissances dotées de l'arme nucléaire.
Dans ce contexte international de tensions exacerbées, le risque d'une relance de la course aux armement nucléaire est hélas bien réel.
C'est pourquoi, il souhaite savoir quelles initiatives diplomatiques la France entend mener pour prévenir une nouvelle course aux armements nucléaires et quand elle signera le Traité sur l'interdiction des armes.

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En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.

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