Question de M. DARRAS Jérôme (Pas-de-Calais - SER) publiée le 12/03/2026

M. Jérôme Darras attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'avenir du dispositif « programme d'accompagnement de retour à domicile » (PRADO).

Créé en 2010, le service PRADO accompagne le retour à domicile des patients hospitalisés. Des partenariats solides ont été construits avec les équipes hospitalières au fil des années et plus de 3,7 millions de patients ont été suivis par ce dispositif pour des parcours allant de la maternité à l'insuffisance cardiaque, en passant par les accidents vasculaires cérébraux, les bronchopneumopathies chroniques obstructives ou encore, les hospitalisations de personnes âgées.

Environ 800 salariés de l'assurance maladie sont aujourd'hui mobilisés autour de ce dispositif dont le bienfait dans l'amélioration de la prise en charge est reconnu notamment dans le cadre de la stratégie nationale de gestion du risque.

Or, la caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) a annoncé un désengagement de l'assurance maladie du dispositif au profit des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).

Au-delà de l'incertitude créée sur l'avenir professionnel des 800 conseillers de l'assurance maladie investis sur le dispositif, ce désengagement risque de se traduire par une dégradation du service rendu aux patients, notamment les plus fragiles, parfois incapables de se réinsérer seuls dans un parcours de soins.

La plus-value du PRADO est aujourd'hui reconnue de tous. Dans son rapport d'octobre 2025 « Prévention et prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) », la Cour des comptes recommande ainsi de « déployer le programme Prado pour les victimes d'AVC dans tous les établissements de santé disposant d'une unité neuro-vasculaire ».

Dès lors, beaucoup s'interrogent sur le bien-fondé de l'annonce de la CNAM concernant ce transfert programmé des missions assurées jusqu'à présent par le PRADO vers les CPTS, qui pourrait entraîner un risque de rupture d'égalité en matière de soins en fonction des territoires.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement quant à l'avenir du dispositif PRADO.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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