Question de Mme BROSSEL Colombe (Paris - SER) publiée le 12/03/2026
Mme Colombe Brossel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les suppressions de postes dans le premier et second degrés en France et à Paris.
Alors que le précédent Gouvernement était revenu sur la suppression de 4 000 postes pour la loi de finances pour 2025, le Gouvernement actuel souhaite aujourd'hui appliquer cette suppression en dépit des fortes oppositions des diverses communautés éducatives, et contre l'intérêt des élèves eux-mêmes. Ces suppressions, dont la justification comptable demeure la pierre angulaire, font malheureusement fi de la possibilité, à la faveur de la baisse de la démographie scolaire, d'améliorer les taux d'encadrement des élèves, alors même qu'il s'agit d'un élément essentiel de la réussite scolaire.
Concernant Paris, ce sont 83 équivalents temps pleins (ETP) pour le premier degré et 120 ETP pour le second degré, ainsi que 4 ETP de conseiller principal d'éducation (CPE) et 2 ETP pour des postes administratifs qui seront par ces choix désastreux supprimés. Pour rappel, ces suppressions interviennent dans l'académie la plus ségréguée de France, où le manque d'enseignants ne fait pas exception et où la concurrence de l'école privée est réelle. De telles suppressions viennent donc non seulement fermer la porte à une meilleure éducation pour les élèves parisiens du secteur public, mais également rendre plus attractif le secteur privé, alors que l'école de la République doit demeurer le lieu référence de l'acquisition des savoirs et du vivre ensemble.
Lui rappelant son opposition à toute mesure de nature à affaiblir le service public de l'éducation à Paris et partout en France, elle lui demande donc si le Gouvernement entend renoncer aux suppressions prévues dans l'académie de Paris au nom des constats et principes énoncés.
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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.
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