Question de Mme BRIANTE GUILLEMONT Sophie (Français établis hors de France - RDSE-R) publiée le 19/03/2026
Mme Sophie Briante Guillemont attire l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace sur la situation signalée au sein de la maison de l'Argentine de la Cité internationale universitaire de Paris. Plusieurs informations récemment rendues publiques font état de décisions et d'activités intervenues au sein de cette maison nationale qui suscitent de vives préoccupations. Il a notamment été rapporté le retrait d'une plaque commémorative rendant hommage aux victimes de la dictature argentine, geste qui suscite une forte émotion au regard de sa portée historique et mémorielle, et ce d'autant plus que le 24 mars 2026 seront commémorés les cinquante ans du coup d'État militaire. Par ailleurs, le directeur de cette maison aurait refusé de signer le règlement général de la Cité internationale universitaire de Paris lors de sa prise de fonctions. Dans le même temps, l'organisation, dans les locaux de la maison de l'Argentine, de rencontres et d'événements impliquant des réseaux intellectuels et politiques situés à l'extrême droite de l'échiquier politique européen a également été évoquée. Ces éléments soulèvent des interrogations quant au respect du règlement général de la Cité internationale universitaire de Paris, qui prévoit notamment l'adhésion aux principes de tolérance, de non-discrimination et de laïcité, et quant à l'utilisation de certains espaces de la Cité pour des activités qui ne sembleraient pas relever directement de sa vocation académique, universitaire et internationale. Créée pour favoriser les échanges entre étudiants et chercheurs du monde entier et promouvoir le dialogue entre les cultures, la Cité internationale universitaire de Paris constitue une institution emblématique du rayonnement universitaire français. Si elle est organisée sous la forme d'une fondation reconnue d'utilité publique disposant d'une autonomie de gestion, elle entretient néanmoins des liens étroits avec l'État et avec les établissements d'enseignement supérieur français. Dans ce contexte, elle lui demande quelles dispositions existent afin de garantir le respect des principes et des valeurs qui fondent la vocation de la Cité internationale universitaire de Paris, en particulier au sein des maisons nationales qui la composent, et quelles suites ont été données ou pourraient être données lorsqu'un responsable de maison ne souscrit pas au règlement général de l'institution. Elle souhaite également savoir quels moyens de contrôle ou de supervision l'État exerce sur cette fondation reconnue d'utilité publique et si le Gouvernement envisage de prendre des mesures afin de s'assurer que les infrastructures de la Cité internationale universitaire de Paris ne puissent être utilisées à des fins étrangères à sa mission universitaire, scientifique et internationale.
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En attente de réponse du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace.
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