Question de M. WEBER Michaël (Moselle - SER) publiée le 26/03/2026

M. Michaël Weber interroge M. le ministre de l'action et des comptes publics sur la nature du « plan douanes massif » annoncé fin janvier 2026 par le Président de la République, pour lutter contre la hausse inquiétante du narcotrafic, du trafic d'armes et de la criminalité financière.
Face à l'intensification de la pression exercée par les flux de stupéfiants sur le territoire métropolitain et en outre-mer, et notamment sur certains territoires particulièrement exposés comme les Antilles, la frontière franco-espagnole ou encore le port du Havre, une hausse des moyens humains est nécessaire.
Selon les organisations syndicales, ces dernières années ont pourtant été marquées par la suppression de 6 000 emplois, la fermeture de nombreux bureaux et de brigade et l'abandon de missions de contrôle des marchandises au profit de missions non douanières tel que le contrôle d'immigration.
Pour lutter efficacement contre l'intensification inédite du crime organisé, les attentes des organisations syndicales des douanes sont claires : un plan de recrutement de 6 000 douaniers sur cinq ans, un plan spécifique aux Antilles en situation de sous-effectif chronique, une lutte renforcée contre les narcotrafics et toutes les formes de fraude.
Il lui demande donc si ce plan douanes prendra en compte les revendications des organisations syndicales, si des effectifs supplémentaires sont prévus et seront inscrit dans le prochain projet de loi de finances par le Gouvernement. Il souhaiterait également connaître les mesures spécifiques prévues pour renforcer les moyens technologique et opérationnel sur le terrain. Il demande enfin si une revalorisation financière pour les agents exposés, luttant contre des organisations criminelles avec des services à flux tendu, est envisagé.

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En attente de réponse du Ministère de l'action et des comptes publics.

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