Question de M. PAUMIER Jean-Gérard (Indre-et-Loire - Les Républicains) publiée le 02/04/2026

M. Jean-Gérard Paumier appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées à propos de l'abandon du projet d'imagerie par résonance magnétique (IRM) fixe à Loches et des conséquences de celui-ci sur l'accès aux soins en Sud Touraine.

Ces dernières semaines, la presse a annoncé l'installation de trois IRM fixes à Amboise, dont une à l'hôpital et deux exploitées par un cabinet privé. Si le renforcement de l'offre d'imagerie est évidemment positif, force est de constater qu'il creuse en l'état le déséquilibre territorial, le sud de la Touraine demeurant structurellement sous-équipé. Ainsi, les habitants doivent parcourir de longues distances, attendre plus longtemps et renoncer parfois à des examens essentiels.

Le projet d'IRM fixe à Loches a été abandonné. Il représentait un investissement de 3,7 millions d'euros, dont 1,3 million dans le cadre du plan de financement national du Ségur de la Santé, et répondait à un besoin réel puisque près de 42 % de la population locale a plus de 60 ans et que des besoins croissants en diagnostics rapides et en suivi de pathologies lourdes se font sentir.

La solution proposée est celle d'une IRM mobile, disponible seulement deux semaines par mois et partagée avec d'autres territoires. Elle ne garantit donc ni la disponibilité, ni la continuité, ni un suivi optimal, notamment pour les patients en oncologie ou atteints de maladies chroniques. Pareillement, la solution de déploiement d'une IRM mobile présent 15 jours par mois à partir de septembre 2026 ne permettra pas de réaliser tous les examens.

Aussi, pour répondre aux inquiétudes formulées, il interroge le Gouvernement sur les raisons précises qui ont conduit à l'abandon du projet d'IRM permanent à Loches ainsi que sur le devenir des crédits du Ségur initialement attribués à cet effet.

En outre, il lui demande bien vouloir préciser la stratégie envisagée pour garantir à long terme un accès équitable à l'IRM en Sud Touraine et, plus largement, pour remédier au déséquilibre territorial dans l'accès aux soins que connaît ce territoire.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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