Question de M. KHALIFÉ Khalifé (Moselle - Les Républicains-A) publiée le 30/04/2026

Question posée en séance publique le 29/04/2026

M. le président. La parole est à M. Khalifé Khalifé, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)

M. Khalifé Khalifé. Ma question s'adresse à Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

Les maladies cardiovasculaires sont responsables de plus de 140 000 décès par an en France. C'est la deuxième cause de mortalité, mais la première chez la femme.

La santé cardiaque reste pourtant le parent pauvre de l'action publique, tandis que la communauté médicale cardiologique et les associations de patients unissent leurs efforts depuis des décennies pour faire face, aussi bien que possible, à ce fléau et à ses conséquences.

Récemment, la Commission européenne s'est emparée de ce dossier et a lancé un plan Coeur, qui vise à promouvoir la prévention, la recherche et l'innovation. Cette initiative historique est déjà adoptée par plusieurs pays européens. À quand notre tour ? Madame la ministre, tous les acteurs vous attendent et sont aujourd'hui en ordre de marche.

Sur notre initiative, les instances de la communauté cardiologique et les associations d'usagers se sont fédérées pour rédiger un projet commun, qui sera présenté lors de notre troisième réunion, en juin prochain au Sénat.

En outre, la proposition de loi consacrée à la prévention cardio-neuro-vasculaire, déposée par notre collègue député Yannick Neuder, a été adoptée récemment à l'Assemblée nationale. Elle a déjà été transmise au Sénat. Elle constituera, si elle est votée, la première pierre d'un édifice que l'on pourrait qualifier de plan Coeur, associant prévention, parcours de soins, innovation, recherche et enseignement.

Le Gouvernement entend-il transformer l'essai en engageant un véritable plan Coeur français ? Dans l'affirmative, comptez-vous, madame la ministre, associer à son élaboration les principaux acteurs aujourd'hui fédérés, pour bénéficier de leur expertise ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)

- page 2998


Réponse du Ministère délégué auprès de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargé de l'autonomie et des personnes handicapées publiée le 30/04/2026

Réponse apportée en séance publique le 29/04/2026

M. le président. La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l'autonomie et des personnes handicapées.

Mme Camille Galliard-Minier, ministre déléguée auprès de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargée de l'autonomie et des personnes handicapées. Monsieur le sénateur Khalifé, la réponse est oui !

Vous avez, par votre question, mis l'accent sur un enjeu d'une grande ampleur, celui de la lutte contre les maladies cardiovasculaires. Comme vous l'avez rappelé, celles-ci sont la cause actuellement de plus de 140 000 décès par an. Elles sont la première cause de mortalité pour les femmes et la deuxième, d'une manière générale, dans notre pays.

Oui, le Gouvernement agit. Une feuille de route nationale sur les maladies cardiovasculaires est en cours d'élaboration. Elle sera présentée en fin d'année, à l'issue d'une concertation organisée par le ministère de la santé avec les acteurs concernés : le Conseil national professionnel cardiovasculaire (CNPV), les patients et l'ensemble des parties prenantes.

Monsieur le sénateur, votre question témoigne de votre mobilisation sur le sujet. La proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire et à anticiper un risque sanitaire et social majeur, qui a été déposée par Yannick Neuder, également mobilisé sur cette question, a été soutenue par la ministre de la santé et par le Gouvernement.

Vous serez évidemment invité, monsieur le sénateur, ainsi que M. Neuder, à participer à l'élaboration de la feuille de route du Gouvernement.

Vous avez également évoqué le plan Safe Hearts de la Commission européenne. Notre feuille de route s'inscrit précisément dans ce cadre. Il s'agit de participer à cette initiative européenne.

Il convient également de parler de la prévention. La mise en oeuvre d'une prévention renforcée permet en effet d'éviter des décès. Le Gouvernement a pris des mesures en la matière.

Ainsi, le repérage et la prévention des risques cardiovasculaires seront renforcés pour les femmes à l'âge de la ménopause, dans le cadre de la consultation longue durée, car c'est une période de la vie où l'on observe une certaine fragilité à cet égard.

Je pourrais aussi citer le programme national nutrition santé (PNNS). On sait que la prévention passe par la nutrition ou par le sport.

N'oublions pas non plus la mise en place de Mon bilan prévention.

Notre ambition, au travers de l'ensemble de ces actions, est de construire une réponse collective à la hauteur de cet enjeu de santé publique.

M. le président. La parole est à M. Khalifé Khalifé, pour la réplique.

M. Khalifé Khalifé. Merci, madame la ministre, de ces éléments qui me semblent très positifs. Je n'ai toutefois pas eu de réponse très claire concernant les fédérations et les institutions cardiologiques qui, à ce jour, n'ont jamais été invitées à vos réunions. (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)

- page 2998

Page mise à jour le