Question de Mme LASSARADE Florence (Gironde - Les Républicains) publiée le 09/04/2026

Mme Florence Lassarade appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la prise en charge des patients atteints de gliome diffus de bas grade. Cette tumeur cérébrale rare touche majoritairement des adultes jeunes, souvent en pleine activité professionnelle et familiale. Son évolution est généralement lente, mais conduit inéluctablement vers des formes plus agressives. Les cas de guérison demeurent exceptionnels et les options thérapeutiques disponibles - chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie et, thérapies ciblées - restent limitées. Si l'espérance de vie peut atteindre jusqu'à vingt ans dans certaines formes, la qualité de vie des patients est souvent fortement altérée. Les patients sont confrontés à de nombreuses difficultés : errance diagnostique, manque de coordination dans la prise en charge, lourdeur des traitements et conséquences psychologiques importantes. Les gliomes diffus de bas grade représentent environ 15 % des tumeurs gliales, avec une incidence estimée à 0,5 cas pour 100 000 habitants. Les premiers signes cliniques sont le plus souvent des crises d'épilepsie, parfois associées à des troubles cognitifs, du langage ou de l'humeur. Bien que parfois discrets, ces symptômes peuvent avoir des répercussions profondes sur la vie quotidienne, tant sur le plan physique que cognitif, psychique et socio-économique. Cette pathologie reste insuffisamment connue du grand public et parfois même des professionnels de santé, ce qui contribue à des diagnostics tardifs. Sa prise en charge nécessite une expertise hautement spécialisée, encore inégalement répartie sur le territoire. Les parcours de soins apparaissent hétérogènes, et les pratiques thérapeutiques variables selon les structures.
Par ailleurs, le suivi des patients doit être renforcé. L'accès à certains professionnels paramédicaux essentiels, tels que les orthophonistes et les neuropsychologues, demeure insuffisant, tant en termes de disponibilité que de prise en charge financière, constituant un frein pour de nombreux patients. Au regard de ces éléments , elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d'organiser une campagne nationale dédiée aux tumeurs cérébrales, afin de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé aux symptômes évocateurs, et de lancer une réflexion associant l'ensemble des parties prenantes pour structurer un parcours de prise en charge des gliomes diffus de bas grade sur l'ensemble du territoire.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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