Question de M. SZCZUREK Christopher (Pas-de-Calais - NI) publiée le 16/04/2026
M. Christopher Szczurek attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les conditions de prise en charge de la lisdexamphétamine, dans le traitement du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
Dans son avis du 8 octobre 2025, la Haute autorité de santé (HAS) a rendu un avis favorable au remboursement de cette spécialité dans le cadre d'une prise en charge globale du TDAH chez les enfants âgés de 6 ans et plus lorsque la réponse à un traitement antérieur par méthylphénidate est jugée cliniquement insuffisante, ainsi que chez les adultes présentant des symptômes de TDAH préexistants dans l'enfance. Elle a toutefois retenu un service médical rendu modéré et une amélioration du service médical rendu inexistante.
Pour autant, cette appréciation ne remet pas en cause la nécessité de ce traitement pour une population de patients strictement définie, pour lesquels les alternatives thérapeutiques se sont révélées insuffisantes. Dans ces situations, la lisdexamphétamine ne constitue pas un traitement de confort, mais une option thérapeutique utile, prescrite dans un cadre particulièrement encadré, avec des conditions de prescription et de délivrance restrictives et un suivi médical rigoureux.
Or, à ce jour, malgré l'avis favorable rendu par la Haute autorité de santé, l'accès effectif à cette spécialité demeure insuffisamment garanti, ce qui est susceptible d'entraîner pour les patients et leurs familles un reste à charge dissuasif, voire un renoncement au traitement. Une telle situation apparaît de nature à créer une rupture d'égalité devant l'accès aux soins, notamment pour les patients les plus vulnérables, alors même que la Haute autorité de santé reconnaît la place de ce médicament dans la stratégie thérapeutique.
Cette difficulté est d'autant plus préoccupante que le TDAH insuffisamment pris en charge entraîne des conséquences importantes sur les plans scolaire, social, familial et professionnel, avec un coût humain et socio-économique significatif.
Il lui demande donc si le Gouvernement entend procéder à l'inscription effective de la lisdexamphétamine sur la liste des spécialités remboursables et mettre en place, pour les patients relevant strictement des indications retenues par la Haute autorité de santé, une prise en charge intégrale à 100 %, afin de garantir un accès effectif, équitable et sécurisé à ce traitement sur l'ensemble du territoire. Il lui demande, en conséquence, de préciser explicitement si le Gouvernement entend engager une telle évolution dans un délai rapproché ou s'il l'exclut, et, dans ce dernier cas, d'en exposer les motifs précis.
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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
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