Question de Mme LERMYTTE Marie-Claude (Nord - Les Indépendants) publiée le 16/04/2026
Mme Marie-Claude Lermytte appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées à propos des conséquences sanitaires liées à la pratique du vapotage. Le vapotage, produit de substitution au tabac fumé, est devenu une pratique courante depuis les années 2010. En France, plus de 6 adultes sur 100 vapotent quotidiennement, soit plus de 3 millions de personnes, selon le Baromètre de Santé publique France de 2024.
Dans son avis de décembre 2025 intitulé « Évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage », l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) « identifie des risques possibles pour les vapoteurs, notamment des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes y compris en l'absence de nicotine dans les produits ». Plus précisément l'Agence conclut à la survenue probable d'effets cardiovasculaires, telle que l'augmentation de la pression artérielle, lorsque les produits contiennent de la nicotine ; la survenue possible d'effets sur les voies respiratoires ou la survenue possible d'effets sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du foetus exposé in utero, avec ou sans nicotine.
À ce titre, l'Anses recommande de mieux informer les consommateurs sur les risques associés à leurs pratiques. Elle lui demande si le Gouvernement compte réaliser une campagne de sensibilisation des consommateurs aux risques liés au vapotage.
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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
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