Question de M. SALMON Daniel (Ille-et-Vilaine - GEST) publiée le 16/04/2026

M. Daniel Salmon attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'absence de politique nationale de dépistage du cancer de la prostate.
Chaque année en France, près de 60 000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont diagnostiqués et plus de 12 000 décès ont été comptabilisés en 2023, faisant de cette pathologie l'un des cancers le plus fréquent mais aussi le plus meurtrier.
Ce cancer silencieux, qui touche déjà plus de 500 000 personnes, souvent découvert trop tard, à un stade bien trop avancé, nécessite des traitements longs et coûteux. Ainsi, le coût pour la sécurité sociale a été en 2023 de 2,7 milliards d'euros, soit 350 millions d'euros de plus qu'en 2022.
Malgré ce terrible constat, aucun programme national de dépistage organisé n'existe à ce jour.
S'il se félicite que des campagnes de sensibilisation soient menées sur le cancer du sein pour les femmes, le dépistage du cancer colorectal ou encore du poumon, la revue internationale The Lancer prévoit d'ici à 2040 un doublement du nombre de cancer de la prostate.
C'est pourquoi, il insiste sur la nécessité de mettre en place une stratégie de prévention sur ce type de cancers, notamment en ciblant les populations de 50 ans et plus, reposant sur un outil simple, celui d'une prise de sang permettant le dosage du taux de PSA. En plus de la prévention, il convient néanmoins de s'interroger sur les causes du développement de ces cancers : pesticides, qualité de l'air, dérèglements hormonaux.
L'anticipation permettant de se prémunir des risques, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en place afin de renforcer la prévention, l'information et le dépistage du cancer de la prostate.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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