Question de M. BLANC Grégory (Maine-et-Loire - GEST) publiée le 16/04/2026
M. Grégory Blanc appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur l'absence de données structurées et suffisamment précises concernant le suivi des personnes sorties de détention.
La récidive reste un défi majeur pour notre système pénitentiaire, pour lequel il est estimé qu'un tiers des détenus commettent un nouveau crime ou délit après leur première condamnation. Aussi, en 2022 l'Agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle, pour le ministère de la justice, a estimé son coût pour la collectivité à 874 millions d'euros. Il convient d'inverser cette tendance croissante.
Pourtant, il n'existe pas, à ce jour, de bilan systématique, individuel, et surtout par établissement du devenir des ex-détenus sur des périodes de 2, 3, 4 à 5 ans après leur libération pour observer la bonne réinsertion ou la récidive. C'est ce que demandent un certain nombre de travailleurs et directions d'établissements. Une telle évaluation, menée et objectivée pour chaque établissement, permettrait d'identifier les facteurs de réussite ou d'échec de la réinsertion, et d'adapter les politiques publiques pénitentiaires en conséquence. Sans suivi rigoureux, il est impossible de mesurer complètement les bonnes pratiques d'incarcération, l'impact des dispositifs de probation, des parcours d'insertion professionnelle ou des accompagnements sociaux et professionnels proposés.
Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles actions concrètes le ministère entend mettre en oeuvre pour instaurer un suivi national et harmonisé des ex-détenus, et dans quels délais ces données pourraient être rendues publiques afin d'éclairer les décisions politiques.
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En attente de réponse du Ministère de la justice .
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