Question de Mme APOURCEAU-POLY Cathy (Pas-de-Calais - CRCE-K) publiée le 16/04/2026
Mme Cathy Apourceau-Poly appelle l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur le déficit de vétérinaires en France.
En effet, la profession vétérinaire en France connaît une baisse continue de ses effectifs. Cette situation entraîne une désertification vétérinaire sur le territoire qui s'observe depuis plusieurs années. Le départ ou la mutation des praticiens après 40 ans a des répercussions majeures sur les zones concernées. La pression liée à la continuité des soins et à la gestion des urgences, 24 heures sur 24, aggrave les conditions d'exercice des vétérinaires, confrontés à un déficit croissant de praticiens. De ce fait, de nombreux animaux ne peuvent être pris en charge à temps, entraînant parfois leur décès.
Le nombre de praticiens en France ne cesse de diminuer alors que parallèlement, le nombre d'animaux de compagnie n'a jamais été aussi élevé ; ils se comptent en effet en millions. Cette pénurie a également des conséquences pour les agriculteurs, la santé de leurs animaux n'étant plus garantie. En milieu rural, la clientèle est fortement affectée, ce qui expose les animaux à des risques et engendre des coûts élevés, notamment en raison des honoraires pratiqués. La baisse des effectifs vétérinaires s'accompagne en effet d'une hausse des prix. Cette situation, bien que moins complexe en milieu urbain, n'en reste pas moins préoccupante.
Le déficit actuel ne permet plus de répondre à l'ensemble des besoins sur le territoire français, notamment dans les zones rurales, souvent négligées. La santé animale est désormais menacée, touchant l'ensemble des propriétaires.
Dès lors, il apparaît essentiel d'augmenter les effectifs dans les écoles vétérinaires, d'ouvrir de nouvelles voies d'accès après le baccalauréat pour promouvoir la profession auprès des jeunes, et de créer des passerelles entre les cursus universitaires. Ces mesures permettraient de valoriser la profession et de répondre à ce déficit qui ne cesse de s'aggraver.
Elle souhaite donc connaître les dispositions envisagées par le Gouvernement pour répondre au déficit important de vétérinaires entrainant des pénuries dans de nombreuses zones du territoire français.
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En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
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