Question de Mme EVREN Agnès (Paris - Les Républicains) publiée le 16/04/2026
Mme Agnès Evren attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conséquences très dommageables que causerait l'abandon de la décharge totale du service d'enseignement, dont bénéficient les directrices et directeurs des écoles parisiennes depuis 1982.
Ce dispositif leur permet en effet aujourd'hui d'accomplir des missions très diverses et de plus en plus complexes, tant administratives que pédagogiques, dans un contexte de réduction de moyens humains et matériels, impacté par la crise du périscolaire.
Pilotage de l'école au quotidien, tenue des élections de représentants de parents d'élèves, gestion des affectations d'élèves, gestion quotidienne de l'école, mais aussi soutien et management des équipes enseignantes, tel est le panel de leurs missions.
À Paris, les directeurs d'école ont également à charge la gestion dans les écoles élémentaires des enseignants de la Ville de Paris (qui dispensent sport, arts plastiques et musique). De plus, grâce à leur décharge totale, les directeurs peuvent parfois remplacer au pied levé un enseignant absent, ce qui permet d'éviter d'accentuer les difficultés quotidiennes du bureau des remplacements du rectorat.
En raison de la diminution de l'encadrement médico-social (assistantes scolaires et médecins scolaires) et de l'arrivée de nombreux enfants en très grande précarité, les directeurs sont appelés vers de nouvelles missions de prise en charge dont la concertation avec les centres d'hébergement d'urgence.
Ainsi, elle souhaite connaître l'avis du ministre sur le projet d'abandon des décharges totales des directeurs d'école à Paris, qui aurait des conséquences délétères sur leur capacité d'assurer leur mission dans de bonnes conditions et dans l'intérêt des élèves.
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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.
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