Question de Mme BRIANTE GUILLEMONT Sophie (Français établis hors de France - RDSE) publiée le 30/04/2026

Mme Sophie Briante Guillemont attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la situation toujours préoccupante de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF). L'AUF constitue un opérateur essentiel de la Francophonie, accompagnant plus de 1 000 établissements d'enseignement supérieur et de recherche dans près de 120 pays. La France en est d'ailleurs à la fois le premier bailleur et le premier bénéficiaire. Le Gouvernement avait initialement annoncé une réduction de 75 % de la contribution française à l'AUF ; cette baisse a été partiellement atténuée, s'établissant finalement à 41 % pour 2025. Néanmoins, la contribution française, qui s'élevait à environ 22 millions d'euros en 2024, est passée à 13 millions d'euros en 2025 et devrait s'établir à environ 8 millions d'euros en 2026, soit une baisse cumulée de 64 % en deux ans. Cette baisse fragilise profondément la capacité d'action et d'engagement de l'AUF, et a déjà entraîné le licenciement de près de 130 personnes au sein de plusieurs implantations dans le monde, y compris en France.
De fait, à la suite de ces baisses budgétaires, l'AUF a engagé des efforts conséquents pour faire évoluer son modèle économique et diversifier ses sources de financement. Mais l'agence demeure dépendante du soutien français à court et moyen terme, notamment pour assurer la soutenabilité de cette transition.
Elle demande, au regard de l'urgence de la situation, si le Gouvernement entend réexaminer le niveau de la contribution française à l'AUF pour 2026 et, plus largement, accorder une rallonge exceptionnelle dans le cadre de la présidence en cours de de la Francophonie par la France.

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En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.

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