Question de Mme APOURCEAU-POLY Cathy (Pas-de-Calais - CRCE-K) publiée le 30/04/2026

Mme Cathy Apourceau-Poly appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées pour générer la « désescalade thérapeutique », une expression utilisée par Unicancer pour résumer une réflexion progressive et concertée avec le patient sur la proportionnalité des traitements dans le cadre du projet de soin.

Les essais de « désescalade thérapeutique » sont des essais académiques basés sur un rationnel scientifiques solide et une analyse approfondie des données existantes et donc sécurisés dont seuls les patients répondant à des critères stricts d'éligibilité sont inclus.

Ces essais visent à réduire l'utilisation de traitements coûteux lorsqu'ils ne sont pas strictement nécessaires, tout en garantissant un niveau d'efficacité optimal et en diminuant de ce fait les effets indésirables pour le patient. Cette diminution du dosage sera adaptée au patient et à l'évolution de sa maladie tout en étant bien évidemment accompagné de l'équipe médicale.

Cette désescalade permet de diminuer les séquelles et garantir une amélioration de la qualité de vie des personnes. Cette diminution garantira un bien être psychologique mais aussi physique chez le patient après une longue période de prise lourde de médication.

Cette méthode permet un schéma gagnant-gagnant pour les assurés et le système de santé : amélioration de la vie du patient et économies immédiates pour l'assurance maladie, dès son démarrage, car certains médicaments onéreux actuellement pris en charge sont remplacés ou certaines doses réduites.

Ces essais ont pour priorité particulière la réduction de la toxicité des traitements. Cependant, bien que ces essais permettent de trouver une solution pour les patients et leur quotidien, l'enveloppe allouée est insuffisante pour couvrir l'ensemble des coûts des études. Ils ne bénéficient d'aucuns financements pourtant indispensables aux projets portés par des acteurs académiques et pourtant délaissés par l'industrie pharmaceutique du fait de logiques économiques.

Par conséquent, il y a une véritable ambiguïté entre le manque de financements attribués pour ce virage qui va pourtant permettre de grandes économies dans le cadre pharmaceutique. La devise est la même, si les patients sont soignés au plus tôt avec un traitement adapté, ils coûteraient moins chers en soins et médication.

Elle souhaite connaître les dispositions envisagées par le Gouvernement afin de garantir une « désescalade thérapeutique » pour le bien être des patients et garantir une meilleure gestion des finances pharmaceutiques.

- page 2068


En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

Page mise à jour le