Question de M. MIZZON Jean-Marie (Moselle - UC) publiée le 02/04/2026
M. Jean-Marie Mizzon interroge M. le ministre de l'intérieur sur la règlementation concernant les frais d'obsèques. En effet, la mort est et demeure l'horizon de toute vie et s'il est un lieu que tout un chacun rejoindra un jour, c'est bien le cimetière. Mais auparavant, la question des frais d'obsèques se posera immanquablement. Or, s'il est une dépense que nul ne peut éviter, c'est bien celle-ci. Personne cependant ne peut, à l'avance, en prévoir le montant car les prix en la matière sont des plus fluctuants et le plus souvent à la hausse. C'est ainsi que ces derniers temps, de nombreuses récriminations font état de sommes trop élevées, voire exorbitantes, notamment pour les budgets les plus modestes, ce qui n'est pas acceptable.
En effet, si, généralement, le coût moyen d'une inhumation est estimé, selon le prestataire de services funéraires le plus sollicité du marché, aux alentours de 3350 euros, des funérailles sont possibles à partir de 2500 euros, ce qui est déjà très élevé. Ces deux chiffres sont cependant loin de la réalité car les montants oscillent plutôt entre 1980 et 6090 euros en province et entre 4950 et 7530 euros en région parisienne, marquant ici une rupture d'égalité manifeste que la République ne devrait pourtant pas tolérer. Quant aux conventions obsèques, seuls 20 % des Français, disposant des moyens nécessaires, y ont recours tant l'échéance du contrat souscrit et qui coûte fort cher est des plus hypothétique et budgétivore. Aussi, afin que l'égalité de tous soit garantie dans ce domaine plus que dans tout autre et pour que nul n'ait à compter et encore moins à s'endetter pour son enterrement, il lui demande s'il n'est pas temps de règlementer ce secteur économique étonnement plus que prospère ces dernières années.
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En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.
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