Question de M. DAUBET Raphaël (Lot - RDSE) publiée le 16/04/2026
M. Raphaël Daubet appelle l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la situation des éleveurs confrontés à la tuberculose bovine.
À partir de témoignages précis recueillis auprès d'éleveurs rencontrés récemment sur le terrain, dans le Lot, il apparaît que, si la France demeure officiellement indemne, les foyers persistent localement et les contraintes sanitaires pèsent de plus en plus lourdement sur les exploitations.
Au-delà des chiffres, c'est la manière dont cette situation est vécue qui interpelle.
Les éleveurs décrivent des procédures complexes, parfois variables selon les départements, des laboratoires engorgés, des délais d'analyse longs, et surtout un manque de lisibilité.
Ils évoquent leur difficulté à se repérer dans le dispositif, et leur solitude face à des décisions lourdes, prises dans l'urgence, sans vision claire des étapes à venir.
À cela s'ajoute une difficulté économique majeure.
Les barèmes d'indemnisation apparaissent aujourd'hui décalés : ils prennent insuffisamment en compte la valeur des troupeaux et l'évolution des prix. Dans ces conditions, la reconstitution d'un cheptel peut représenter un coût très élevé, largement supporté par l'éleveur.
Mais au-delà même de l'abattage, certaines pertes ne sont pas couvertes. Un éleveur laitier peut ainsi voir son prix du lait baisser dès les premières mesures sanitaires, sans compensation.
Dans le même temps, pour certaines crises sanitaires animales récentes, la dermatose nodulaire contagieuse notamment, des dispositifs renforcés ont été déployés.
Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement constate une persistance préoccupante, voire une progression, de la tuberculose bovine dans certains territoires, quelles mesures il entend prendre pour améliorer la lisibilité des procédures, fluidifier les analyses et renforcer l'accompagnement des éleveurs et comment il entend faire évoluer les dispositifs d'indemnisation afin de mieux prendre en compte les pertes réelles face à une maladie chronique aux conséquences parfois dévastatrices.
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En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
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