Question de M. GILLÉ Hervé (Gironde - SER) publiée le 30/04/2026

M. Hervé Gillé appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la prise en compte des enjeux de sécurité du quotidien dans le Sud-Gironde, à la suite de son déplacement à Bordeaux en avril 2026 consacré à cette thématique.

Cette séquence de travail, présentée comme un temps d'échange avec les élus locaux, n'a pas associé l'ensemble des territoires concernés.

Cette situation suscite une incompréhension, alors même que certains bassins de vie, en particulier dans le Sud-Gironde, présentent des caractéristiques spécifiques en matière de flux, d'attractivité et de pression sur les services publics.

Ces territoires se caractérisent par des dynamiques démographiques et fonctionnelles qui excèdent largement les seules populations municipales, en raison de la présence d'établissements scolaires, d'équipements de santé, de services publics structurants et d'infrastructures de transport. Ces réalités se traduisent par des besoins accrus en matière de sécurité du quotidien.

Dans le même temps, les collectivités territoriales concernées ont engagé des actions significatives, notamment en matière de renforcement de la police municipale, de déploiement de dispositifs de vidéoprotection et de prévention de la délinquance, dans le cadre du conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance.

Le rapport public annuel de la Cour des Comptes de 2024 relatif au modèle territorial de la gendarmerie nationale, souligne que la répartition des effectifs demeure insuffisamment corrélée au niveau réel d'activité, en particulier dans les territoires périurbains et identifie le département de la Gironde comme un département sous-doté au regard de sa population (inférieur à 1,5 gendarme pour 1 000 habitants).

Dans ce contexte, il lui demande, d'une part, si un échange spécifique avec les services de l'État compétents peut être organisé afin de permettre aux élus du Sud-Gironde d'exposer de manière objectivée les besoins du territoire et, d'autre part, si un réexamen des critères d'allocation des moyens de sécurité est envisagé.

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En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.

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