Question de Mme SOUYRIS Anne (Paris - GEST) publiée le 07/05/2026

Mme Anne Souyris attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées concernant la situation de pénurie de gynécologues médicaux en France.

Le nombre de gynécologues médicaux entre 2007 et 2025 a diminué de 55 %. En effet, ils sont passés du nombre de 1 945 à 827 pour un total de 34 millions de femmes en âge de consulter. Cela signifie qu'il existe un gynécologue médical en exercice pour 41 000 femmes en âge de consulter. Plus encore, dix départements ne comportent aucun gynécologue médical. Enfin, une femme sur trois âgée de 18 à 24 ans n'a jamais bénéficié d'une consultation gynécologique.

Nous sommes face à un déficit chronique qui s'accentue au fur et à mesure des années. La disparition de la spécialité de gynécologie médicale entre 1984 et 2003 a joué un rôle important dans cette pénurie. Cependant, d'autres facteurs y ont contribué. C'est notamment le cas de l'insuffisance actuelle du nombre de postes d'internes alloués à la spécialité. Alors que 91 postes ont été attribués pour la rentrée 2023, seulement 79 postes ont été proposés en 2024.

Lors d'un échange entre le comité de défense de la gynécologie médicale et les conseillers du cabinet du ministre de la santé le 4 décembre 2024, ces derniers s'étaient engagés à effectuer un rattrapage l'année suivante. Finalement, seulement 80 postes ont été attribués à la spécialité de gynécologie médicale lors de la rentrée 2025.

Dans un contexte où la santé gynécologique des femmes ne cesse de se détériorer, la réduction du nombre d'internes ne peut qu'aggraver la situation et provoquer la multiplication des ruptures du parcours de soins. Les ruptures de soins gynécologiques provoquent des retards de diagnostic, favorisent la progression des infections sexuellement transmissibles et aggravent les pathologies non diagnostiquées. De plus, sachant qu'une femme sur dix est atteinte d'endométriose, il est urgent d'agir.

Elle souhaiterait savoir si elle compte augmenter de façon significative le nombre de postes d'internes attribués à la spécialité de gynécologie médicale.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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