Question de Mme CANAYER Agnès (Seine-Maritime - Les Républicains-R) publiée le 14/05/2026
Mme Agnès Canayer attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la situation du centre pénitentiaire du Havre.
Depuis plusieurs mois, les personnels pénitentiaires alertent, à travers des mobilisations répétées et des lettres ouvertes, sur une dégradation continue de leurs conditions de travail. Ils dénoncent notamment une surpopulation carcérale atteignant environ 150 % de la capacité d'accueil, un déficit structurel d'effectifs - avec plusieurs dizaines de postes vacants - ainsi qu'une multiplication des agressions physiques à leur encontre.
Cette situation engendre une surcharge de travail devenue difficilement soutenable, des rappels fréquents sur les jours de repos et un épuisement professionnel généralisé. Les personnels soulignent également un manque de consignes claires adaptées à la réalité des moyens disponibles, ainsi qu'une prise en charge de profils pénaux complexes, notamment psychiatriques, sans ressources suffisantes.
Par ailleurs, les incidents récents - agressions, découvertes d'objets prohibés, tensions quotidiennes - témoignent d'un climat sécuritaire dégradé, dans un établissement pourtant classé comme structure sécuritaire.
Or, la prison doit être un lieu de sûreté, tant pour les personnes détenues que pour les personnels qui y exercent leurs missions. Les agents pénitentiaires ne peuvent continuer à assurer leurs fonctions dans des conditions mettant en péril leur intégrité physique et leur santé.
Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures concrètes et urgentes le Gouvernement entend mettre en oeuvre pour répondre aux problématiques spécifiques du centre pénitentiaire du Havre, notamment en matière de recrutement, de sécurisation des établissements, d'adaptation des effectifs aux réalités de terrain et d'amélioration des conditions de travail des personnels pénitentiaires.
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En attente de réponse du Ministère de la justice .
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