Question de Mme CUKIERMAN Cécile (Loire - CRCE-K) publiée le 14/05/2026
Mme Cécile Cukierman attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la dégradation préoccupante de l'accès à la gynécologie médicale en France.
Le nombre de postes d'internes dans cette spécialité a diminué, passant de 91 en 2023 à 79 en 2024, puis 80 en 2025, malgré un engagement de rattrapage. Cette baisse intervient alors même que la spécialité a été supprimée pendant 17 ans, entre 1984 et 2003, entraînant un déficit durable.
La situation démographique est alarmante : le nombre de gynécologues médicaux est passé de 1 945 en 2007 à 867 en 2025, pour environ 34 millions de femmes, avec des territoires totalement dépourvus de spécialistes.
Cette pénurie entraîne des conséquences graves : retards de diagnostic, renoncements aux soins et difficultés de suivi, notamment après cancer.
Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour augmenter significativement le nombre de postes d'internes en gynécologie médicale et garantir un accès équitable aux soins pour toutes les femmes.
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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
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