Question de Mme JACQUEMET Annick (Doubs - UC) publiée le 14/05/2026
Mme Annick Jacquemet appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la nécessité de reconduire et d'actualiser le plan national de lutte contre la borréliose de Lyme instauré en 2016. En effet, la borréliose de Lyme demeure un enjeu de santé publique significatif. D'après les données du réseau Sentinelles (Santé publique France), environ 50 000 cas sont diagnostiqués chaque année en médecine générale en France hexagonale, un chiffre probablement sous-estimé. Les tranches d'âge les plus touchées sont les enfants de 5 à 9 ans et les personnes âgées de 70 à 79 ans. Des variations importantes sont observées selon les années et les régions : à titre d'exemple, les régions où les habitants déclarent le plus de piqûres de tiques sont le Limousin (13,4 %) et la Franche-Comté (12,7 %). S'agissant des formes les plus sévères, les données du Système national des données de santé (SNDS) indiquent que près de 650 patients ont été hospitalisés en 2023, avec une moyenne annuelle de 810 hospitalisations entre 2005 et 2023. Par ailleurs, le baromètre de Santé publique France de décembre 2025 révèle que 5 % des adultes âgés de 18 à 79 ans déclarent avoir été piqués par une tique au cours des douze derniers mois. Dans ce contexte, le plan Lyme de 2016 avait permis de structurer une première réponse en matière de prévention, d'amélioration du diagnostic, de formation des professionnels de santé et d'organisation du parcours de soins. Toutefois, au regard de la persistance de la maladie et de ses enjeux, la question de sa reconduction et de son adaptation se pose. Elle lui demande en conséquence si le Gouvernement envisage la reconduction de ce plan, selon quel calendrier et avec quels objectifs opérationnels, notamment en matière de prévention, de formation des professionnels de santé, d'accès au diagnostic, d'organisation du parcours de soins et de soutien à la recherche. Elle souhaite également savoir quelles mesures sont envisagées pour renforcer la prévention, en particulier en matière d'information du public, de promotion des mesures de protection lors des activités à risque, ainsi que de signalement et de surveillance des piqûres de tiques, en cohérence avec les recommandations actualisées de la Haute Autorité de santé publiées en 2025.
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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
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