Question de M. SAURY Hugues (Loiret - Les Républicains) publiée le 14/05/2026

M. Hugues Saury attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les risques que font peser les agents conversationnels (ou « chatbots ») sur la santé mentale des jeunes.

Une enquête publiée le 5 mai 2026 par le groupe mutualiste VYV et la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), menée auprès de 3 800 personnes de 11 à 25 ans dans quatre pays européens, alerte sur l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans un cadre intime. En France, près de 9 jeunes sur 10 utilisent ces outils, et près d'un sur deux y aborde des sujets personnels ou psychologiques. À l'échelle européenne, 33 % des jeunes interrogés vont jusqu'à considérer ces IA comme un « psy » dans certaines situations.

Cette confiance repose pourtant sur une méconnaissance des enjeux réels : 69 % croient ces outils capables de délivrer des conseils fiables, 56 % les jugent confidentiels, alors que seuls 32 % savent ce que deviennent leurs données.

Néanmoins, 85 % de ces mêmes jeunes disent vouloir être mieux informés sur les risques et les bonnes pratiques à adopter, ce qui témoigne d'une réelle attente en matière d'encadrement. C'est précisément parce que cet usage est en développement que le législateur a la responsabilité d'agir avant qu'il ne s'impose comme une pratique ordinaire.

Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soumettre ces outils à des obligations claires de sécurité et de protection des utilisateurs vulnérables.

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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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