Question de M. BOUAD Denis (Gard - SER) publiée le 14/05/2026
M. Denis Bouad interroge M. le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace sur la fermeture envisagée de l'institut régional du travail (IRT) d'Occitanie.
Dans un contexte marqué par des tensions sociales, une précarisation du travail et des fragilités démocratiques, le rôle de cet institut n'est pas négligeable. Il promeut de nombreux échanges et débats et permet la confrontation d'expériences professionnelles et syndicales. Les interventions de chercheurs et de représentants des organisations syndicales ne rendent le débat que plus riche et pertinent. Dans un sens, l'IRT assure une forme de liberté d'expression et de droit à l'éducation.
C'est d'autant plus vrai dans le Gard, département marqué par une histoire ouvrière, syndicale et associative qui mérite d'être représentée.
Son rôle formateur est essentiel à plusieurs niveaux pour assurer le bon déroulement des activités liées au travail. À ce titre, le programme de formation de référents « harcèlement sexuel et agissements sexistes » semble d'autant plus important que 34 % de la population active déclare avoir été témoin de discriminations dans le monde du travail et que près d'une personne sur trois indique en avoir été victime.
Le choix de fermer cet établissement semble donc en inadéquation avec les dynamiques actuelles. Cela priverait des centaines de salariés d'un accès à une formation indépendante, gratuite et mêlée à des recherches universitaires.
Cette fermeture représenterait également une fragilisation de l'ensemble des instituts régionaux du travail.
Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte reconnaître la nécessité de maintenir les missions de cet institut, ses moyens ainsi que son autonomie.
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En attente de réponse du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace.
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