Question de M. ROHFRITSCH Teva (Polynésie française - RDPI) publiée le 21/05/2026
M. Teva Rohfritsch attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les modalités de pourvoi des postes de la direction territoriale de la police nationale (DTPN) en Polynésie française, dans le cadre du mouvement outre-mer 2026 du corps d'encadrement et d'application de la police nationale.
Le télégramme DGPN/DRHFS n° 26-0302 du 24 mars 2026 relatif aux mouvements outre-mer 2026 prévoit l'ouverture de plusieurs postes au sein de la direction territoriale de la police nationale (DTPN) en Polynésie française. Le tableau du mouvement polyvalent précise que l'affectation définitive des agents relève de la DTPN. Cette situation suscite des inquiétudes parmi les agents et représentants locaux, qui redoutent que les affectations issues du mouvement national se fassent au détriment du recrutement local, notamment dans le cadre du corps de l'État pour l'administration de la Polynésie française (CEAPF), ainsi que du retour des agents originaires du territoire actuellement en poste hors de celui-ci.
S'il n'est pas contesté que la continuité du service public de sécurité et la mobilité des fonctionnaires de police doivent être garanties, il apparaît néanmoins nécessaire de préserver un équilibre tenant compte des spécificités de la Polynésie française, notamment l'éloignement géographique, la connaissance du territoire, la compréhension des réalités sociales et culturelles locales ainsi que les enjeux de stabilité des effectifs.
Il lui demande en conséquence de bien vouloir préciser le nombre exact de postes ouverts en Polynésie française dans le cadre du mouvement outre-mer 2026, ventilé par grade, par service et par type de mouvement, ainsi que les critères ayant conduit à privilégier ce mode de recrutement plutôt qu'un recrutement local ou des dispositifs favorisant le retour des agents originaires du territoire.
Il souhaite également connaître les mesures envisagées par le Gouvernement afin de garantir la pérennité du recrutement local au sein du CEAPF, de renforcer les perspectives de carrière des agents recrutés en Polynésie française et de mieux prendre en compte les demandes de retour au pays des fonctionnaires polynésiens affectés hors du territoire.
Enfin, il lui demande si le Gouvernement est disposé à engager une concertation avec les représentants des personnels, les services de l'État, le Gouvernement de la Polynésie française et l'Assemblée de la Polynésie française sur l'évolution des règles de recrutement et d'affectation des personnels de sécurité en Polynésie française, afin de répondre aux inquiétudes exprimées et d'éviter toute fragilisation durable du recrutement local.
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En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.
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