Question de M. GONTARD Guillaume (Isère - GEST) publiée le 28/05/2026
M. Guillaume Gontard interroge M. le ministre du travail et des solidarités sur les moyens que compte mobiliser le Gouvernement pour prévenir les accidents et les morts au travail en France.
La France est l'un des pays d'Europe où le risque de mourir au travail est le plus élevé. Le bilan 2024 de la sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail : 764 personnes sont décédées à la suite d'un accident de travail, 318 personnes sont décédées à la suite d'un accident de trajet et 215 à la suite d'une maladie professionnelle. Et ces chiffres alarmants sont largement incomplets. Plusieurs professions sont en effet exclues de ce bilan : les agriculteurs et les agricultrices, les agents et les agentes de la fonction publique, les travailleurs et travailleuses détachés ou indépendants.
Il lui demande donc si le Gouvernement compte mettre en place, à l'échelle nationale, un observatoire des accidents du travail incluant toutes les professions. Recenser l'ensemble des accidents du travail permettrait ainsi de pouvoir structurer et accentuer une politique de prévention efficace dans l'ensemble des secteurs.
Des mesures plus globales permettant de protéger les salariés semblent également nécessaires, comme le recrutement massif d'inspecteurs et d'inspectrices du travail, de médecins de prévention et de contrôleurs et contrôleuses de la sécurité sociale, ainsi que l'augmentation de leurs moyens. Par ailleurs, la mise en place d'une formation à la santé et à la sécurité au travail à destination de l'ensemble des employeurs est également indispensable, sujets autrefois discutés au sein des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). En ce sens, il déplore qu'ils aient été supprimés et l'appelle à les recréer.
Par ailleurs, il attire son attention sur la nécessité d'accentuer la réponse pénale pour les employeurs responsables d'accidents graves au travail. Le recours à la sous-traitance, qui dégrade les conditions de travail et augmente l'accidentologie dans les secteurs y ayant recours, semble aussi devoir être davantage encadré afin de limiter ces accidents.
Enfin, il rappelle que plus de 100 000 travailleurs et travailleuses de moins de 25 ans subissent un accident de travail tous les ans en France et qu'en 2025, 4 mineurs sont morts au travail. Il demande donc au ministre du travail quels sont les moyens que le Gouvernement compte mettre en place pour renforcer la protection des mineurs et des jeunes en milieu professionnel, particulièrement touchés par les accidents du travail.
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En attente de réponse du Ministère du travail et des solidarités .
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