Question de M. PLA Sebastien (Aude - SER) publiée le 28/05/2026
M. Sebastien Pla appelle l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la situation périlleuse de la pépinière viticole française menacée par une dégradation, sans précédent, de ses indicateurs économiques étroitement liée à la crise structurelle que traverse la viticulture.
Il souligne que la capacité à produire des plants de vigne français, dont la qualité est pourtant reconnue dans le monde entier, est aujourd'hui en péril, tout comme cet outil de production et ses nombreux salariés.
Les conditions météorologiques alarmantes de l'hiver ont ainsi d'ores et déjà causé de nombreuses annulations de commandes et laissent à craindre un volume de reports inédit, susceptible d'être fatal aux exploitations déjà largement fragilisées par la crise viticole.
Malgré une diminution drastique des greffages pour tenter de réguler le marché, ces professionnels accusent, au cours de ces 3 dernières années, une croissance des plants invendus de l'ordre de 9 à 23 %, alors que le seuil économiquement acceptable n'est que de 6 %, soit près de 50 millions de plants. La perte de chiffre d'affaires d'un plant invendu étant estimée à 1,60 euro, la perte de la moitié du chiffre d'affaires annuel d'avant crise sur 3 ans est dès lors estimée à 80 millions d'euros avec une charge globale de 90,5 millions d'euros.
Et, cette contraction du marché intérieur surajoute à la fermeture des marchés à l'export tandis que les coûts de production n'ont de cesse d'augmenter, engageant ainsi un grave risque de surendettement de cette filière amont.
De plus, l'embellie de sortie de crise espérée semble d'ores et déjà menacée par des importations de plants de vigne étrangers de plus en plus importantes, avec les problématiques sanitaires et de disponibilités, susceptibles de renforcer les grands foyers de flavescence dorée, dans l'avenir.
La région Occitanie est ainsi en première place de ce mouvement d'invendus, qui fragilise les pépiniéristes. Une solution transitoire existe pourtant afin d'assainir le marché et assurer la survie de cette filière : elle suppose d'indemniser la destruction de ces plants invendus.
C'est pourquoi, les professionnels concernés, par la voix du syndicat des pépiniéristes viticulteurs et producteurs de vignes mères d'Occitanie, réclament, à dessein, un plan de soutien exceptionnel de crise estimé à hauteur de 30 millions d'euros.
Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer ses intentions afin de pérenniser une activité nécessaire au développement viticole.
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En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
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