Question de Mme DOINEAU Élisabeth (Mayenne - UC) publiée le 14/05/2026

Mme Élisabeth Doineau attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les dérives particulièrement préoccupantes constatées en matière de médecine esthétique. À Villeurbanne, une femme est décédée à la suite d'une injection clandestine réalisée par une personne non qualifiée. Cette affaire dite des « fake injectors » illustre la multiplication de pratiques illégales d'injections d'acide hyaluronique ou de toxine botulique, réalisées en dehors de tout cadre médical, avec des risques sanitaires majeurs : nécroses, infections graves, séquelles irréversibles. Dans le même temps, des soupçons pèsent sur le laboratoire Galderma, perquisitionné le 8 avril 2026, pour un possible contournement de la réglementation encadrant la distribution de la toxine botulique, qui aurait été fournie à des médecins non habilités à la pratiquer. Ces dérives interviennent dans un contexte d'explosion de la demande en médecine esthétique, largement banalisée sur les réseaux sociaux. Si un cadre juridique existe, il apparaît aujourd'hui insuffisamment appliqué : défaut de contrôle des circuits de distribution, multiplication d'acteurs non qualifiés, traçabilité des produits défaillante. Il en va pourtant de la sécurité des patients, mais aussi de la crédibilité de notre régulation sanitaire. Face à ces constats, elle lui demande les mesures que compte prendre le Gouvernement pour renforcer les contrôles et les sanctions contre les pratiques illégales, mieux encadrer la distribution des produits injectables, et responsabiliser l'ensemble des acteurs, y compris les laboratoires, afin de garantir la sécurité des Français.

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Réponse du Ministère du travail et des solidarités publiée le 20/05/2026

Réponse apportée en séance publique le 19/05/2026

Le texte de cette réponse est en cours de publication.

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