Question de Mme GRUNY Pascale (Aisne - Les Républicains) publiée le 14/05/2026

Mme Pascale Gruny attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur l'invasion massive et précoce de pucerons qui menace la récolte 2026 de betteraves sucrières. Depuis le début du mois d'avril 2026, on déplore une forte invasion de pucerons dans les parcelles de betteraves. L'infestation est à la fois précoce et quasi-généralisée dans les régions de production. Cette invasion survient alors que les betteraves sont encore jeunes et particulièrement vulnérables. Le spectre de 2020 - année noire où les rendements avaient chuté de 30 % en moyenne et jusqu'à 70 % localement - hante à nouveau la filière. En l'absence de semences enrobées avec de la flupyradifurone - disponibles et utilisées dans tous les pays producteurs de betteraves en Europe - certains planteurs ont déjà appliqué quatre passages d'insecticides sur leurs betteraves à ce jour, c'est-à-dire la totalité des traitements autorisés pour cette culture en 2026 ! Pourtant, les plantes restent vulnérables jusqu'à ce qu'elles couvrent le sol, c'est-à-dire au mois de juin. Les planteurs vont rapidement se retrouver totalement démunis pour lutter contre les pucerons, vecteurs des virus de la jaunisse. Face à cette situation intenable, elle lui demande d'accorder en urgence des dérogations complémentaires pour permettre de protéger les betteraves au cours des semaines à venir : trois traitements supplémentaires sont nécessaires. Au-delà des ces dérogations, rappelons qu'en 2026, tous les betteraviers européens ont eu accès à des semences enrobées avec de la flupyradifurone. Cette substance protège efficacement les betteraves pendant environ 40 jours après semis. De quoi permettre aux jeunes pousses de résister aux attaques de pucerons. Les betteraviers français sont privés de cette solution, comme de l'acétamipride, en raison d'une loi franco-française. Aujourd'hui, certains betteraviers n'ont plus aucune solution pour lutter contre les pucerons. Cette situation de distorsion de concurrence est incompréhensible et insupportable. Aussi, elle lui demande si elle entend se saisir des débats prévus en mai 2026 à l'Assemblée nationale puis en juin 2026 au Sénat sur le projet de loi d'urgence agricole pour changer la loi française en réautorisant, de façon ciblée, l'usage de flupyradifurone et d'acétamipride.

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Réponse du Ministère délégué auprès de la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé de la ruralité publiée le 20/05/2026

Réponse apportée en séance publique le 19/05/2026

Le texte de cette réponse est en cours de publication.

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