Question de Mme LINKENHELD Audrey (Nord - SER) publiée le 04/06/2026
Mme Audrey Linkenheld attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés financières que traverse le fonds VIVEA, fonds d'assurance formation des actifs non-salariés agricoles.
Comme partout en France, le département du Nord, qui compte plus de 5.200 exploitations agricoles, est directement concerné. Ses agriculteurs, placés devant les défis de l'adaptation au changement climatique, de la transition agro-écologique et du renouvellement des générations, ont plus que jamais besoin d'un accès effectif à la formation professionnelle.
Or, depuis la fin de l'année 2025, le fonds VIVEA connaît un recul inattendu de ses recettes induit par le repli des cotisations professionnelles agricoles. Les mesures de restriction budgétaire qui en ont découlé ont des conséquences directes pour les agriculteurs : réduction des droits à la formation, resserrement des thématiques financées, refus croissant de prise en charge. Des formations pourtant indispensables sont annulées, les organismes de formation sont fragilisés.
À cela s'ajoute le fait qu'une part substantielle des ressources du fonds est absorbée par des formations réglementaires, au premier rang desquelles le « certiphyto », ce qui réduit la capacité à répondre aux besoins choisis par les professionnels.
Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un accès effectif et équitable à la formation professionnelle pour l'ensemble des agriculteurs, s'il envisage l'évolution des modalités de financement des formations obligatoires et s'il compte, en lien avec les organisations professionnelles agricoles, engager une réflexion globale sur le financement et la gouvernance du fonds afin d'assurer sa pérennité.
- page 2651
En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
Page mise à jour le