Question de M. BACCHI Jérémy (Bouches-du-Rhône - CRCE-K) publiée le 04/06/2026

M. Jérémy Bacchi appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les nombreuses fermetures de classes annoncées pour la rentrée scolaire 2026 dans le département des Bouches-du-Rhône.

Ces dernières suscitent une vive inquiétude de la part des parents d'élèves, des élus locaux, des enseignants et de l'ensemble de la communauté éducative.

À la suite des derniers arbitrages de la carte scolaire, plus de 140 fermetures de classes sont prévues sur l'ensemble du territoire départemental. La ville de Marseille est particulièrement frappée par ces mesures alors même que ses effectifs globaux demeurent stables, autour de 75 000 élèves, et que son contexte socio-économique est déjà lourdement fragilisé. Des arrondissements populaires ou en forte tension, tels que les 5e et 13e arrondissements marseillais, payent un tribut particulièrement lourd.

Cette logique comptable n'épargne pas non plus les communes de taille moyenne comme Aix-en-Provence ou Arles, durement touchées proportionnellement à leur taille, ni les zones rurales et les villages pour lesquels la perte d'une seule classe peut avoir des conséquences considérables sur l'apprentissage des élèves.

Ces décisions semblent répondre exclusivement à des contraintes budgétaires à court terme, au détriment des besoins réels des établissements et à l'encontre des ambitions pour l'éducation nationale affichées par le Gouvernement. Service public de proximité essentiel, l'École de la République est la garante de l'égalité des chances et du lien social dans nos territoires.

Inclusion des élèves en situation de handicap, prévention des violences, accompagnement face aux usages numériques et lutte contre les déterminismes sociaux : les défis de l'école sont nombreux. Les relever exige un renforcement des moyens humains et pédagogiques, et non leur réduction.

Dans un contexte scolaire déjà sous tension, ces fermetures auront pour conséquence directe une augmentation mécanique du nombre d'élèves par classe. Elles risquent ainsi de dégrader significativement les conditions d'apprentissage, de limiter la capacité des équipes pédagogiques à accompagner chaque enfant, notamment les plus vulnérables et d'accentuer la pression sur des personnels éducatifs déjà confrontés à des conditions d'exercice de plus en plus difficiles.

Convaincu que l'éducation doit demeurer une priorité collective nationale et un investissement indispensable pour l'avenir, il lui demande si le Gouvernement entend reconsidérer ces projets de fermetures en prenant pleinement en compte les réalités de terrain. Enfin, il souhaite savoir quelles mesures d'urgence le ministère compte mettre en oeuvre afin de garantir que la rentrée scolaire 2026 se déroule dans des conditions dignes, sereines et adaptées aux besoins de chaque élève.

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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.

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