Question de M. RUELLE Jean-Luc (Français établis hors de France - Les Républicains-R) publiée le 11/06/2026
M. Jean-Luc Ruelle attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les conditions d'accès aux visas étudiants pour les ressortissants kenyans souhaitant poursuivre leurs études en France.
À l'occasion du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, la France a réaffirmé son ambition de renforcer son partenariat avec les pays africains dans des domaines stratégiques tels que les infrastructures, la sécurité, la transition énergétique, le numérique ou encore la formation. Dans ce cadre, la coopération universitaire et la mobilité étudiante constituent un levier essentiel d'influence, de rayonnement et de développement des relations bilatérales à long terme.
Il a eu l'occasion de se rendre à Nairobi dans le cadre de la délégation conduite par le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. À cette occasion, de nombreux étudiants, jeunes diplômés et acteurs du monde universitaire ont fait part de leurs interrogations quant aux conditions d'obtention des visas de long séjour pour études en France. Plusieurs témoignages font état de délais d'instruction importants, de refus insuffisamment compris par les candidats ou encore de difficultés administratives susceptibles de décourager certains projets de mobilité.
Cette situation apparaît en décalage avec les objectifs affichés par la France en matière d'attractivité de son enseignement supérieur et de renforcement de sa présence académique sur le continent africain. Elle est également susceptible de fragiliser les partenariats universitaires en cours de développement entre établissements français et kenyans, alors même que la concurrence internationale pour attirer les talents africains s'intensifie.
Il lui demande de bien vouloir lui communiquer un bilan des flux d'étudiants en provenance du Kenya et, plus largement, du continent africain accueillis dans l'enseignement supérieur français au cours des dernières années. Il souhaiterait également connaître les données relatives aux demandes de visas étudiants, notamment les taux de délivrance et de refus par pays, les délais moyens d'instruction ainsi que les principaux motifs de rejet constatés.
Enfin, il l'interroge sur les mesures que le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de faciliter la mobilité étudiante entre la France et le Kenya, et sur la place accordée à cette question dans le dialogue bilatéral franco-kenyan à la suite du sommet de Nairobi.
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En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.
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