Question de Mme MARGATÉ Marianne (Seine-et-Marne - CRCE-K) publiée le 11/06/2026

Mme Marianne Margaté attire l'attention de M. le ministre des transports sur le projet de navette rail-route Flexy.
Le projet Flexy vise à faire circuler une petite navette électrique capable de rouler à la fois sur route et sur rail. Aux côtés de Telli, successeur électrique des petits trains diesel et Draisy, train pour les petites lignes à faible trafic, Flexy fait partie des nouvelles solutions ferroviaires, économiques, décarbonées et sur mesure mises en avant par la SNCF pour desservir les territoires ruraux et périurbains peu denses nombreux en France, y compris en Seine-et-Marne. Ces innovations proposent des solutions de mobilité ferroviaire légère permettant de valoriser des lignes de desserte fine du territoire aujourd'hui sous-utilisées ou menacées de fermeture, tout en répondant aux enjeux de transition écologique, de désenclavement des territoires ruraux et de réindustrialisation.
En ce qui concerne Flexy il est à noter que depuis 2023, cette navette rail-route était développée par un consortium français réunissant la SNCF, le fabricant de véhicules autonomes Milla, l'institut de recherche technologique francilien Railenium et le groupe Michelin. Ce projet à 35,6 millions d'euros a bénéficié de 9,9 millions d'euros subventions de l'État via l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Parmi les bénéficiaires de ces aides publiques il y a l'entreprise Mila qui vient pourtant d'annoncer son retrait de ce projet argumentant de coûts non prévus suite à l'obligation de modifier certains éléments techniques de la navette, à la demande du service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (SRMTG). Cet abandon a aussi conduit Michelin à l'arrêt de toute recherche sur les roues et les pneumatiques spéciaux adaptés au rail-route.
Alors que les besoins de mobilité et d'aménagement du territoire demeurent importants, cet abandon soulève la question des moyens que l'État est prêt à mobiliser et de sa volonté politique pour soutenir des innovations dont l'utilité sociale et environnementale est reconnue mais dont la rentabilité immédiate apparaît insuffisante aux investisseurs privés alors que ceux-ci reçoivent en abondance des aides publiques, sans contreparties concrètes.
Par conséquent elle lui demande ce que l'État compte faire pour créer les conditions de la poursuite du projet Flexy, y compris, si nécessaire, par l'intermédiaire d'opérateurs publics ou à participation publique, et quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour développer des solutions innovantes adaptées aux lignes de desserte fine du territoire. Elle lui demande également de lui indiquer la ventilation des 9,9 millions d'euros d'aides publiques et en cas d'abandon définitif comment l'État compte les récupérer.

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En attente de réponse du Ministère des transports.

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