Question de M. BLANC Grégory (Maine-et-Loire - GEST-A) publiée le 11/06/2026
M. Grégory Blanc attire l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur les limites structurelles du fonds Barnier, qui ne permettent pas aux habitants des zones inondables de financer des rénovations adaptées. Dans de nombreuses communes exposées aux crues, les moyens actuels sont insuffisants pour couvrir les coûts liés à la mise aux normes anti-inondations, ce qui alimente la précarité post-catastrophe. Par exemple, le fonds Barnier ne prend pas en charge les surcoûts liés aux matériaux adaptés (huisseries en alu ou PVC, isolants hydrofuges), pourtant indispensables pour limiter les dégâts lors des prochaines crues. Les ménages modestes n'ont pas les ressources nécessaires pour financer ces travaux, malgré leur nécessité avérée. Les assureurs, qui indemnisent « à l'identique », reproduisent les mêmes vulnérabilités (ex. : remplacement de portes en bois, meubles en aggloméré), sans tenir compte des normes adaptées.
Cette situation décourage les habitants à investir dans des rénovations durables et risque, à terme, un désengagement des assureurs sur ces territoires, déjà fragilisés. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement compte adapter le fonds Barnier afin de couvrir les surcoûts spécifiques liés aux matériaux et techniques adaptés à une exposition à l'eau et s'il envisage de créer un mécanisme complémentaire, en partenariat avec les collectivités locales et les assureurs, pour garantir un financement intégral des rénovations adaptées après une inondation.
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En attente de réponse du Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
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