Question de M. BONHOMME François (Tarn-et-Garonne - Les Républicains-A) publiée le 18/06/2026
M. François Bonhomme attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés économiques rencontrées par les entreprises de transport sanitaire privé et leurs conséquences sur l'accès aux soins.
Assurant une mission essentielle de service public sur l'ensemble du territoire, notamment dans les zones rurales, les ambulanciers privés alertent sur une dégradation rapide de leur situation financière. Les organisations représentatives du secteur soulignent que les tarifs du transport urgent préhospitalier n'ont pas été revalorisés depuis 2018 alors même que les charges d'exploitation ont fortement augmenté (masse salariale, carburants, véhicules, équipements médicaux et assurances). Cette situation est d'autant plus préoccupante que le secteur a contribué aux efforts de maîtrise des dépenses de santé, notamment par le développement du transport partagé et la mise en oeuvre de mesures générant d'importantes économies pour l'assurance maladie. De nombreuses entreprises, dont les marges demeurent très faibles, se trouvent aujourd'hui fragilisées. Les représentants de la profession alertent également sur les difficultés d'attractivité du métier. En effet, près de la moitié des salariés sont rémunérés au niveau du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) malgré les responsabilités exercées et le niveau de qualification requis. Face au risque de disparition d'entreprises, qui entraînerait une dégradation de la prise en charge des patients et une pression accrue sur les services d'urgence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer la pérennité du transport sanitaire privé et garantir la continuité de l'accès aux soins sur l'ensemble du territoire.
- page 3006
En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
Page mise à jour le