Question de Mme BESSIN-GUÉRIN Marie-Pierre (Loire-Atlantique - Les Indépendants) publiée le 18/06/2026
Mme Marie-Pierre Bessin-Guérin appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé de la ruralité sur la nécessité de pérenniser le dispositif « Villages d'avenir », dont l'échéance est actuellement fixée au 31 décembre 2026.
Ce programme, qui a démontré son utilité dans de nombreux territoires ruraux, a permis d'apporter un soutien aux communes engagées dans des projets structurants, souvent complexes et s'inscrivant dans des délais longs. En Loire-Atlantique, où les dynamiques rurales sont marquées par des enjeux spécifiques - tels que la revitalisation des bourgs-centres, la transition écologique des exploitations agricoles, ou encore l'adaptation des infrastructures face à l'étalement urbain - cet accompagnement s'est révélé indispensable pour des collectivités disposant de ressources humaines et techniques limitées.
Pourtant, la date butoir du 31 décembre 2026 ne permet pas, dans de nombreux cas, d'aboutir les projets en cours, ni de pérenniser les acquis obtenus grâce à ce dispositif. Une interruption brutale risquerait de compromettre des initiatives locales déjà engagées, comme la réhabilitation de friches industrielles ou la création de tiers-lieux dans des communes éloignées des métropoles nantaises et saint-nazairiennes, de fragiliser la confiance des élus et des acteurs socio-économiques, qui ont investi temps et énergie dans ces démarches, et de créer une rupture dans l'accompagnement des territoires, alors que les besoins en planification stratégique et en montage de dossiers complexes (appels à projets européens, contrats de transition écologique, etc.) restent prégnants.
Aussi, elle lui demande si le Gouvernement envisage de prolonger le dispositif « Villages d'avenir » au-delà du 31 décembre 2026, afin de garantir la continuité de l'accompagnement des communes rurales de Loire-Atlantique. Elle souhaiterait connaître quelles mesures pourraient être mises en place pour sécuriser les projets en cours et anticiper les besoins futurs des territoires, notamment en matière d'ingénierie territoriale partagée. Enfin, elle lui demande comment l'État compte articuler ce dispositif avec d'autres outils existants, comme les contrats de plan État-région (CPER) ou les programmes de ruralité, pour éviter les superpositions et maximiser l'impact sur le terrain.
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En attente de réponse du Ministère délégué auprès de la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé de la ruralité.
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