Question de M. GONTARD Guillaume (Isère - GEST) publiée le 18/06/2026
M. Guillaume Gontard appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la difficulté d'accès aux soins dans les très nombreux déserts médicaux et qui rendent l'accès aux soins de proximité de plus en plus difficile, spécifiquement pour les personnes fragiles.
Le département de l'Isère est particulièrement exposé à ce phénomène qui compromet gravement l'efficacité du droit à la santé. L'agence régionale de santé (ARS) Rhône-Alpes, dans son arrêté de zonage 2026, a classifié les communes selon l'urgence d'un accès à la médecine. Sur 4 039 communes au total, 1 777 sont classées zones d'intervention prioritaire, et 1 665 sont classées zones d'accompagnement complémentaire. Cela signifie que 44 % des communes de Rhône-Alpes nécessitent une intervention prioritaire. Parmi elles, des villes telles qu'Échirolles, mais aussi des communes rurales comme Bellegarde-Poussieu.
Récemment, un exemple concret de l'augmentation des déserts médicaux s'est matérialisé en Isère par la fermeture du centre de santé de l'Étoile à Saint-Martin-d'Hères. La fermeture de ce centre a été confirmée par le tribunal judiciaire de Grenoble le 28 mai 2026. 9 600 patients se retrouvent aujourd'hui sans médecin traitant, et peinent à en trouver un nouveau. La fermeture de ce centre de santé, pour des causes purement financières, laisse les populations fragiles sans prise en charge alternative, faute d'un subventionnement suffisant de l'État pour assurer la continuité de l'accès aux soins.
Au-delà des difficultés de financement, la question de la répartition des médecins sur le territoire demeure entière. Si le numerus clausus en médecine n'est désormais plus en vigueur, rien ne garantit qu'ils s'installeront dans les zones où les besoins sont les plus importants. La répartition des professionnels dépend de nombreux facteurs, comme les conditions de travail, l'attractivité des territoires ou encore les perspectives de carrière.
Face à cette problématique, des solutions locales existent telles que l'embauche de médecins par le département, l'installation de boxs médicaux, ou encore la création d'un nouveau centre de santé.
Il attire notamment son attention sur la nécessité de transformer ces efforts régionaux en changements nationaux. Les élus semblent disposés à se saisir du problème nationalement via la proposition de loi Garrot sur les déserts médicaux. Toutefois, les amendements adoptés en ont considérablement affaibli la portée contraignante, ce qui risque de la rendre insuffisante. Une solution nationale efficace semble pourtant incontournable à l'adaptabilité de notre système de santé aux déserts médicaux.
Ainsi, Il l'interroge sur les moyens que le Gouvernement compte mettre en oeuvre pour prévenir la fermeture de centres de santé et ainsi préserver l'accès égal à la santé partout sur le territoire, qui constitue un droit fondamental que l'État est chargé d'assurer.
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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
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