Question de M. COURTIAL Édouard (Oise - UC) publiée le 25/06/2026

M. Édouard Courtial interroge M. le ministre de l'intérieur sur les violences survenues dans plusieurs villes de France, dont Compiègne dans l'Oise, à la suite de la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions le 30 mai 2026. Dans la nuit du 30 au 31 mai, les célébrations ont dégénéré sur l'ensemble du territoire national. Le bilan est lourd avec 780 interpellations, 457 gardes à vue, 57 policiers et gendarmes blessés, 219 civils blessés dont 8 grièvement, deux morts, et d'importants dégâts matériels. À Compiègne, trois personnes ont été placées en garde à vue à la suite de débordements survenus en centre-ville. Ces faits ne sont pas des accidents isolés ni le résultat d'une joie débordante mal canalisée mais traduisent une violence de plus en plus systématique à l'occasion des grands événements sportifs, qui progressent de 32 % par rapport aux mêmes célébrations de l'année précédente. Cette tendance est préoccupante pour tous les élus de terrain. Dans l'Oise comme ailleurs, les forces de l'ordre, les commerçants et les habitants des centres-villes subissent des violences dont les auteurs sont souvent connus et dont les suites judiciaires restent insuffisantes. Le rappel à la loi ne suffit pas à dissuader des individus qui savent que leur passage en garde à vue ne sera pas suivi d'une sanction ferme. Il lui demande quel bilan précis le Gouvernement tire de ces événements et quelles mesures concrètes il entend prendre pour que les prochaines célébrations sportives d'envergure ne se traduisent plus par un bilan digne d'une nuit d'émeutes.

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En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.

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