Question de Mme ROBERT Sylvie (Ille-et-Vilaine - SER) publiée le 25/06/2026

Mme Sylvie Robert appelle l'attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur les moyens dédiés à la formation professionnelle pour l'ensemble des secteurs de l'industrie.

Le système actuel de financement de la formation professionnelle a été réformé en 2018. Il repose sur le versement de la contribution unique pour la formation et l'apprentissage par les entreprises. L'opérateur France compétences, organisme mis en place pour réguler le financement de la formation professionnelle, se charge ensuite d'affecter le montant de ces contributions auprès des 11 opérateurs de compétences sectoriels, dont l'opérateur de compétences interindustriel (OPCO 2i), opérateur du secteur industriel.

Or, le secteur industriel semble beaucoup plus contribuer au financement de la formation professionnelle que bénéficier de ses fruits. En effet, les entreprises industrielles financeraient la formation à hauteur de 2,3 milliards d'euros par an, tandis que l'OPCO 2i ne percevrait que 1,3 milliard d'euros, soit 1 milliard d'euros de différentiel. Cet écart important pénalise la formation des salariés et des apprentis dans le secteur industriel.

En tout état de cause, 425 millions d'euros manqueraient à l'OPCO 2i pour répondre aux besoins de formation exprimés par les industriels. Au moment où la réindustrialisation de la France est érigée en priorité politique, il s'avère préjudiciable que le secteur industriel pâtisse, en matière de formation, d'un système de financement déséquilibré.

C'est pourquoi, elle lui demande les mesures qu'il entend prendre afin que le système de formation professionnelle couvre les besoins du secteur industriel et soit en adéquation avec les défis liés à la réindustrialisation du pays.

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En attente de réponse du Ministère du travail et des solidarités .

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