Question de M. PELLEVAT Cyril (Haute-Savoie - Les Indépendants) publiée le 04/06/2026
M. Cyril Pellevat attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la situation de la louve relâchée dans l'arc alpin.
En effet, le 10 mai 2026, une louve a été retrouvée vivante, capturée par un piège à renards en Seine-Maritime. Néanmoins, espèce protégée au niveau français comme européen, le loup ne peut en principe rester en captivité comme le prévoit la directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, dite « directive habitats», ou le code de l'environnement qui encadrent fermement le déplacement et le relâcher de ces espèces dans la nature. Toutefois, quelques jours après sa capture, la préfecture du département a annoncé avoir relâché l'animal dans l'arc alpin avec le concours de l'Office français de la biodiversité. Les protagonistes ont assuré que cette décision avait été prise au regard de critères précis comme l'éloignement de zones habitées, la présence d'un habitat favorable et même les enjeux agricoles locaux. Pourtant, cette prise de position a été vivement critiquée par les associations environnementales et de défense des animaux mais aussi par les agriculteurs, menaçant de poursuites administratives. Les premiers déplorent une décision mettant en danger la survie de l'animal dans la zone définie. De nombreux risques comme l'inadaptation au nouvel environnement ou encore les confrontations avec d'autres meutes sont à prendre en compte dans ces cas. La louve provenait en effet de Normandie, région où l'espèce est peu implantée. Les seconds dénoncent quant à eux, une volonté de transformer l'arc alpin, en « sanctuaire lupin » tout en insistant sur le risque pour les troupeaux. En Haute-Savoie, ce serait près de 214 victimes animales causées par le loup et environ 104 signalements de dommages sur l'année 2025.
Un rapport présenté en 2018 avait alerté sur la désespérance du monde pastoral, fréquemment confronté à la prédation lupine. Les éleveurs sont bien souvent démunis et découragés par de lourdes procédures administratives pour obtenir des tirs de défense. Dans ces conditions, il lui demande si le Gouvernement consent à justifier cette initiative précitée et si, à l'avenir, il entend associer l'ensemble des parties prenantes à la prise de décision concernant une espèce protégée mais prédatrice comme le loup.
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En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
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