Question de Mme BONFANTI-DOSSAT Christine (Lot-et-Garonne - Les Républicains) publiée le 11/06/2026
Mme Christine Bonfanti-Dossat attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la situation de la radiologie de proximité. Aujourd'hui déjà, dans de nombreux territoires, obtenir une mammographie, une échographie ou un rendez-vous en radiologie relève parfois du parcours du combattant. Et demain, ce sera pire encore si nous ne réagissons pas à temps face à la disparition progressive de la radiologie de proximité. Dans son département du Lot-et-Garonne, les radiologues nous alertent. À Agen, plusieurs départs à la retraite sont attendus dans les prochaines années et les recrutements deviennent extrêmement difficiles. Malgré des conditions d'installation attractives, parfois même sans droit d'entrée, les jeunes praticiens ne souhaitent plus reprendre les cabinets existants. Beaucoup privilégient désormais un exercice salarié au sein de plateformes de téléradiologie installées dans les grandes métropoles, leur permettant d'interpréter des examens à distance sans présence physique auprès des patients. Or la radiologie ne se résume pas à l'analyse d'images derrière un écran. Une mammographie de dépistage, une échographie, une biopsie, une infiltration, un geste de radiologie interventionnelle nécessitent une présence médicale sur le terrain. Derrière chaque examen, il y a un patient qui a besoin d'être accueilli, examiné, rassuré et accompagné.
Si cette évolution se poursuit, ce sont des territoires entiers qui risquent d'être privés d'un accès de proximité à l'imagerie médicale. Ce sont des délais qui s'allongeront. Ce sont des diagnostics qui seront retardés. Ce sont des femmes qui auront davantage de difficultés à accéder au dépistage du cancer du sein. Ce sont, finalement, des inégalités territoriales de santé qui continueront de se creuser. La téléradiologie est évidemment un outil utile lorsqu'elle vient compléter l'offre de soins, notamment pour assurer certaines permanences ou répondre à des situations ponctuelles de pénurie. Mais lorsqu'elle devient un mode d'exercice quasi exclusif, elle contribue à assécher progressivement la présence médicale dans les territoires. De nombreux professionnels estiment aujourd'hui qu'une réflexion nationale doit être engagée sur son encadrement. Certains proposent notamment de limiter la part d'activité pouvant être réalisée à distance afin de garantir qu'une majorité du temps médical soit consacrée à l'exercice présentiel au contact des patients et des équipes soignantes. Partage-t-elle l'inquiétude des élus et des professionnels de terrain face au risque de disparition progressive de la radiologie de proximité dans les villes moyennes et les territoires ruraux ? Le Gouvernement envisage-t-il de mieux réguler le développement de la téléradiologie afin qu'elle demeure un complément à l'exercice médical et non un substitut ? Enfin, est-elle prête à étudier la mise en place de mécanismes de régulation, notamment un plafonnement de la part d'activité exercée à distance, afin de préserver durablement l'accès des Français à une radiologie de proximité de qualité sur l'ensemble du territoire national ?
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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
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