Question de M. BITZ Olivier (Orne - UC) publiée le 25/06/2026
M. Olivier Bitz attire l'attention de Mme la ministre de la culture sur la politique de soutien à la rénovation patrimoniale des territoires ruraux.
La rénovation du patrimoine est l'un des piliers de la politique culturelle en direction des territoires. Les élus locaux comme les habitants sont attachés à la préservation et la valorisation de ces édifices qui font l'identité de la France. Pourtant, de très vives inquiétudes s'expriment face à la baisse drastique des crédits de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Normandie consacrés à ces projets.
Dans son département de l'Orne, c'est la sidération. De très nombreux maires sont désemparés par les décisions de la DRAC. Alors que des plans de financement de projets de restauration étaient arrêtés, des collectivités territoriales ont été informées - de manière soudaine - que la DRAC n'était finalement plus en mesure de subventionner l'opération planifiée !
Ces revirements sont très dommageables et soulèvent des préoccupations bien concrètes. La restauration du patrimoine n'est pas une dépense accessoire : elle constitue un investissement culturel, éducatif et touristique essentiel pour la vitalité des territoires. Elle mobilise également des entreprises spécialisées et des artisans hautement qualifiés dont le savoir-faire mérite d'être soutenu.
Le Président de la République avait affirmé, lors d'un déplacement à Semur-en-Auxois le 15 septembre 2023, que la rénovation des édifices cultuels dont l'intérêt patrimonial était justifié, représentait une priorité. Or, ces projets sont aujourd'hui massivement concernés par les coupes budgétaires.
Le soutien de l'État est indispensable dans ce domaine. Il ne s'agit pas d'opposer les projets de grande envergure comme la restauration de la Tapisserie de Bayeux, aux autres, de plus petite dimension, toutefois ces opérations de proximité présentent une utilité cruciale pour tout le maillage territorial. Une priorité ne peut pas remiser tous les autres projets, encore moins sur plusieurs années. Les maires, en particulier des communes rurales, ont besoin de lisibilité et d'appui pour mettre en oeuvre ces travaux importants.
La mise sur pause des cofinancements fait peser un grave danger. Les acteurs institutionnels, les associations et les habitants sont unanimes : la rénovation du patrimoine est une cause nationale qui fédère et crée des liens. Aussi, il lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement entend prendre pour reconsidérer cette baisse de crédits délégués à la DRAC Normandie et quelles sont ses orientations pour soutenir les projets de rénovation patrimoniale dans la ruralité.
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En attente de réponse du Ministère de la culture.
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